À cette époque, Valence figurait régulièrement parmi les meilleures équipes du championnat espagnol. Le 13 mars 1996, un épisode marquant a contribué à attiser les tensions : Mijatovic, star de Valence, quitte le club pour rejoindre Madrid. Selon Relevo, ce transfert est comparable à celui de Figo du Barça au Real. Mijatovic, très apprécié à Mestalla, n’avait pas encore atteint son sommet. Son départ a été vécu comme une trahison, et son passage à Madrid n’a pas laissé une empreinte indélébile.
« Ce départ a été un catalyseur de la rivalité historique, car c’est un cas flagrant : à un moment où Valence luttait pour le titre, son meilleur joueur est « enlevé », ce qui a généré du rejet et de l’animosité », analyse Paco Lloret, journaliste et auteur de plusieurs livres sur le club valencien.
La rivalité entre le Real Madrid et Valence remonte bien avant cet épisode. Dans les années 70, les confrontations entre les deux clubs étaient marquées par une forte tension. À Mestalla, on vivait ces matchs comme des rendez-vous cruciaux de la saison. Aujourd’hui, l’écart entre les deux clubs est devenu abyssal : le Real Madrid domine, tant par son palmarès que par sa régularité.
Le cas Vinicius échauffe Mestalla
Lors d’un match de championnat à Mestalla, Vinicius Junior a vécu l’un des pires épisodes de sa carrière madrilène, en étant victime d’insultes racistes. Ce triste événement a durablement marqué les esprits. Pourtant, historiquement, Valence a été un club pionnier en matière d’inclusion, notamment avec Salif Keita, premier Ballon d’Or africain.
Depuis cet incident, Mestalla est souvent pointé du doigt. Cela agace une partie des supporters, qui estiment que Vinicius joue aussi un rôle dans cette tension : « S’il se consacrait uniquement au football, ce serait mieux pour tout le monde. Son comportement est souvent loin des standards professionnels », critique Alfonso Gil, journaliste sportif.
Cet après-midi, le duel au Santiago Bernabéu ne s’annonce pas électrique en tribunes. En Liga, l’ambiance y est souvent plus calme, surtout face à un adversaire supposé à la portée des Merengue.
ENZO TEIXEIRA
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