Le Real Madrid monte en puissance après sa courte victoire inaugurale contre Osasuna (1-0), suivie d’un succès convaincant à Oviedo (0-3). Xabi Alonso a déjà marqué son empreinte : pressing coordonné, solidité défensive et diversité dans les circuits offensifs. Pourtant, un constat persiste : face à des blocs bas et bien organisés, comme celui d’Osasuna, la Casa Blanca manque parfois de créativitéet de vitesse dans les trente derniers mètres.
Real Madrid - Majorque, un duel plus compliqué qu’attendu
Le Majorque de Jagoba Arrasate n’a pas encore gagné cette saison (défaite face au Barça, nul contre le Celta), mais son identité est claire : un bloc compact, discipliné et difficile à bouger. Exactement le type d’équipe qui peut compliquer la vie aux Madrilènes s’ils tombent dans la prévisibilité. En témoigne la saison dernière : les Bermellones avaient longtemps tenu au Bernabéu avant de céder dans le temps additionnel (2-1).
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Pour ce déplacement périlleux, environ 250 supporters mallorquinistes feront le voyage pour pousser leur équipe. Une présence symbolique, mais qui montre bien que les hommes d’Arrasate espèrent créer l’exploit.
Les clés du Real : Mbappé et la variété offensive
Si le Real Madrid a souffert face à Osasuna, il peut désormais compter sur un Kylian Mbappé en état de grâce. Déjà buteur contre les Navarrais, double buteur et leader offensif à Oviedo, le Français incarne la nouvelle ère. Sa capacité à débloquer des situations fermées sera une arme essentielle contre un bloc regroupé.
Autour de lui, les choix de Xabi Alonso devraient encore peser. Faut-il titulariser Vinícius, remuant et décisif en sortie de banc, ou continuer avec Rodrygo, très actif à Oviedo ? Donner la confiance à Mastantuono, déjà convaincant, ou réinstaller Brahim ? Ces décisions illustrent la concurrence interne qui dynamise l’effectif.
Une défense de plus en plus solide
Si le Real Madrid peut envisager sereinement cette rencontre, c’est aussi parce que la base défensive est déjà en place. Deux matches, deux clean sheets : la ligne Carvajal - Huijsen - Rüdiger - Carreras s’impose comme un bloc fiable, cohérent et rassurant. Thibaut Courtois n’a eu que très peu à s’employer depuis le début de saison, signe que le pressing et la compacité fonctionnent.
C’est là que réside le vrai danger : aborder ce match en pensant déjà à la trêve internationale. Mallorca, sans pression, n’a rien à perdre. Le piège est réel, et le souvenir d’Osasuna doit servir d’avertissement. Mais une victoire nette permettrait aux Madrilènes de partir en sélection avec le plein de confiance et confirmer que la nouvelle ère Xabi Alonso commence sous les meilleurs auspices.
Wacim Benlakehal