Le Real Madrid Baloncesto ne pouvait pas rêver meilleur scénario pour inaugurer son année 2026. Ce vendredi soir, le WiZink Center s'était paré de ses habits de lumière pour célébrer une légende vivante : Sergio Llull. Le capitaine emblématique disputait sa 1200e rencontre sous la tunique blanche, un record monumental qui méritait une fête à la hauteur. Pourtant, la réception de la nouvelle franchise de Dubaï pour le compte de la 19e journée d’EuroLeague a failli gâcher la célébration avant de tourner à l'euphorie.
Invaincu à domicile depuis plus d'un mois et demi, le Real Madrid restait sur une dynamique européenne mitigée avec 2 défaites lors des 3 derniers matchs. Positionnée à la frontière dangereuse des play-in, l'équipe savait qu'elle n'avait pas le droit à l'erreur face à des visiteurs ambitieux, classés juste derrière eux. Ce contexte de pression a d'abord semblé peser sur les épaules du Real Madrid, avant que la magie de la salle ne finisse par opérer.
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Le Real Madrid prend l’eau de toutes parts
Le début de rencontre laissait pourtant présager un duel équilibré. Sous l’impulsion d’un Mario Hezonja des grands soirs (qui terminera avec 20 points et 4 rebonds), les Madrilènes parviennent à maintenir un petit matelas d’avance dans les premières minutes. Mais la domination physique de Dubaï commence rapidement à se faire sentir, notamment sous les cercles avec un avantage au rebond (6 à 3 en début de match).
Le Real Madrid s'appuie sur l'expérience de ses vétérans pour virer en tête à la fin du premier quart-temps (27-24), un score en trompe-l'œil. Le deuxième quart-temps tourne au cauchemar. Tandis que les Blancos perdent en précision et multiplient les pertes de balle, les visiteurs hissent leur niveau de jeu. Dubaï, qui s'affirme comme la meilleure équipe d’EuroLeague à la passe, déroule son basket.
Constamment dépassés par la vitesse d'exécution, les coéquipiers d’un Edy Tavares en difficulté commettent trop de fautes. Adroits derrière l’arc (4/7), les hommes de Jurica Golemac sanctionnent surtout sur la ligne des lancers francs avec un parfait 10/10. Le Real Madrid encaisse un run terrible de 0-10 et rentre aux vestiaires la tête basse, mené de 14 points (44-58).
La mi-temps a visiblement été salutaire. En l’espace de quelques minutes, le Real Madrid de Chus Mateo se métamorphose. Supériorité retrouvée au rebond, agressivité défensive, adresses retrouvées... tous les fondamentaux changent de camp.
Portés par l'énergie de Trey Lyles (17 points) et la vista de Facundo Campazzo (auteur d'une évaluation de 23), les Madrilènes infligent à leur tour un cinglant 11-0 qui enflamme le public. Dubaï tente de résister, mais la marée blanche est trop forte. À la fin du troisième quart-temps, l'écart n'est plus que d'une possession (73-74).
Une fin de match en feu d'artifice
Le temps-mort pris par le coach adverse en début de quatrième quart-temps n’y changera rien : le "mojo" est définitivement Merengue. Au-dessus offensivement et redevenus imperméables en défense, les Madrilènes tuent le suspense bien avant le buzzer final. Il n'y aura pas de "money-time" irrespirable, mais une démonstration de force. Le Real Madrid franchit la barre symbolique des 100 points pour la 3e fois de la saison et s'impose finalement avec la manière (107-93).
Cette 3e victoire consécutive, toutes compétitions confondues, fait un bien fou au moral du Real Madrid, qui semble retrouver confiance et sérénité au meilleur moment. Elle permet non seulement de célébrer dignement le record historique de Sergio Llull, véritable légende du club, mais aussi d’envoyer un message fort et clair à la concurrence. À la veille d’un Clasico qui s’annonce déjà bouillant et indécis, ce succès renforce la dynamique positive des Madrilènes et confirme leurs ambitions pour la suite de la saison.











