Le football reprend ses droits dans le temple du Real Madrid ce soir à 21h00. Pour le compte de la 19e journée de Liga, le Santiago Bernabéu rouvre ses portes après la trêve hivernale. C'est une tradition qui ne change pas : le premier match de l'année civile est toujours un moment charnière, un test physique où les jambes peuvent être lourdes et le rythme saccadé. Pour Xabi Alonso et ses hommes, l'objectif reste limpide : prendre les trois points pour maintenir la cadence en tête du championnat.
Cependant, cette rentrée des classes se fera sous le signe des absents. L'actualité médicale a dicté sa loi des deux côtés, transformant ce choc en un véritable casse-tête pour les entraîneurs. Si le Real Madrid pleure son attaquant vedette, le Betis arrive en capitale espagnole sans plusieurs de ses cadres.
L'ambiance promet d'être particulière, entre la nécessité de gagner et l'obligation de bricoler tactiquement. Le public madrilène attend de voir comment son équipe va réagir face à un adversaire lui aussi blessé, dans une rencontre où aucune excuse ne sera tolérée.
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Le Real Madrid devra se réinventer sans Kylian Mbappé
C'est la donnée majeure côté madrilène : le Real Madrid entame son année 2026 privé de son arme fatale. Touché au genou, Kylian Mbappé est forfait. Pour Xabi Alonso, ce n'est pas un simple ajustement, c'est une refonte totale de l'animation offensive. L'absence du Français prive l'équipe de sa profondeur vertigineuse et de sa capacité à punir la moindre erreur adverse par une accélération fulgurante. Sans lui, le plan de jeu change drastiquement : moins de verticalité immédiate, plus de construction nécessaire.
Cette indisponibilité force le Real Madrid à trouver d'autres solutions. La responsabilité du scoring repose désormais sur le duo brésilien Vinicius Jr et Rodrygo Goes. Sans le point de fixation que représente Mbappé, les deux ailiers devront retrouver cette mobilité incessante et ces permutations qui caractérisaient l'attaque madrilène par le passé.
C'est aussi une opportunité pour le jeune Gonzalo, qui pourrait avoir une carte à jouer en sortie de banc pour apporter du poids dans la surface. Au milieu, Jude Bellingham devra sans doute jouer plus haut, retrouvant ses instincts de finisseur pour combler le vide statistique laissé par le numéro 10.
Dani Carvajal, le retour du "Patron" pour réveiller le vestiaire
Si l'attaque grimace, le cœur du Madridismo bat à nouveau. L'attente a été longue, mais elle devrait prendre fin ce soir. Blessé le 26 octobre dernier lors du Clasico, Dani Carvajal fait son retour dans le groupe. Après plus de deux mois de convalescence, le capitaine est prêt à retrouver l'odeur du vestiaire. À quelques jours de ses 34 ans, le latéral espagnol a gagné sa course contre la montre pour être présent dès l'entame de 2026.
Toutefois, il ne faut pas s'attendre à le voir débuter titulaire. Le staff médical a imposé un protocole strict et Xabi Alonso ne prendra aucun risque avant la Supercoupe d'Espagne. La situation est d'autant plus complexe que Trent Alexander-Arnold revient lui aussi tout juste de l'infirmerie et reste très incertain pour débuter.
C'est donc une solution de fortune qui devrait être privilégiée, comme le recul de Fede Valverde ou la titularisation d'Asencio. Quoi qu'il en soit, l'impact de Carvajal dépasse le terrain. Sa présence sur le banc est un boost psychologique monumental. Il incarne l'exigence et la "grinta".
Un Betis décimé, le piège de la fausse sécurité
Si le Real Madrid se plaint de ses absences, le Real Betis arrive dans un état critique. Manuel Pellegrini l'a confirmé : son équipe est décimée. Les Andalous devront faire sans leur maître à jouer Isco, mais aussi sans des éléments clés comme Ez Abde ou Sofyan Amrabat. Ces forfaits majeurs changent totalement la physionomie de la rencontre. L'équipe qui arrive au Bernabéu est privée de sa créativité principale et de sa percussion sur les ailes.
Paradoxalement, c'est là que réside le danger pour le Real Madrid. L'histoire récente appelle d'ailleurs à la plus grande méfiance : le Real Madrid n'a remporté que 2 de ses 8 derniers matchs face au Betis au Bernabéu (pour 4 nuls et 2 défaites). Face à un Betis affaibli qui luttera pour sa survie avec un bloc probablement plus bas et compact, les Madrilènes n'auront pas le droit à l'erreur. La menace offensive des "Verdiblancos" reposera presque exclusivement sur les épaules d’Antony.
L’attaquant brésilien, connu pour sa vitesse et sa capacité à déstabiliser les défenses par ses dribbles et ses appels tranchants, tentera de peser sur la charnière centrale par son dynamisme et son jeu de corps. Pour le Real Madrid, l’équation est simple : face à un adversaire privé de ses meilleurs atouts, la victoire est impérative avant de s’envoler pour l’Arabie saoudite.











