Alors qu'il avait terminé la dernière année avec plus de doutes que de certitudes, le Real Madrid a débuté 2026 en rendant une copie plutôt rassurante contre le Betis de Manuel Pellegrini au Bernabéu. Cela faisait depuis la saison 2023-24 que les Madrilènes n'avaient plus inscrit 5 buts au cours d'une rencontre et cela s'était produit alors que la Liga était déjà pliée (contre Alavès au Bernabéu). En conséquence, même si tout n'a pas été parfait, la performance des hommes de Xabi Alonso ne doit pas être minimisée.
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Rodrygo réanime les balles arrêtées
Dans les intentions, le début de match du Real Madrid a été très positif, avec une claire intention de frapper d'entrée de jeu. Avec un Rodrygo retrouvé, les Madrilènes se sont montrés percutants sur les deux côtés de l'attaque, Ortiz et Ricardo Rodriguez ayant été fortement malmenés. Malgré cette bonne entame, l'ouverture du score n'est pas venue d'une phase de jeu conventionnelle mais d'une arme que le Real Madrid a négligée bien trop longtemps : les coups de pied arrêtés.
Ces dernières constituent un précieux atout à l'heure de débloquer certaines situations. Comme face à Séville (avec sa passe décisive pour Bellingham), Rodrygo a une nouvelle fois été l'instigateur de l'ouverture du score, en délivrant un coup-franc parfait sur la tête de Gonzalo. Sa passe décisive pour Raúl Asencio sur corner n'est venue que confirmer sa dextérité dans ce domaine. Cette dernière pourrait s'avérer très utile pour l'équipe lors des prochaines échéances, l'équipe peinant fréquemment à inscrire des buts sur attaques placées.
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Gonzalo met le Real Madrid sur orbite
D'autant plus que le Real Madrid sait qu'il peut désormais compter, si besoin, sur un attaquant de surface efficace. Bien qu'il n'ait pas brillé lors des rares minutes de jeu qu'il a obtenues depuis le début de la saison, Gonzalo García a ravivé les bons souvenirs de la Coupe du monde des clubs. Lors de cette dernière, l'Espagnol n'avait pas seulement terminé meilleur buteur de la compétition : il s'était montré très juste techniquement et redoutable dans la surface de réparation à la finition. Résultat, l'attaquant formé à La Fabrica a réalisé un coup du chapeau parfait (pied droit, pied gauche, tête) en faisant parler ses qualités techniques et physiques.
Contre l'équipe de Manuel Pellegrini, le canterano a retrouvé un niveau similaire. Ses 1ᵉʳ et 3ᵉ but sont à montrer dans toutes les écoles de football comme exemples de démarquages. Quant au 2ᵉ, il dénote de sa très bonne qualité technique et de son instinct de buteur. Son profil, unique dans l'équipe, est une aubaine pour Xabi Alonso. Toutefois, durant cette 2ᵉ partie de saison, il appartiendra au Basque de faire preuve de la hardiesse nécessaire s'il estime que, durant une rencontre, un avant-centre avec de la présence dans la surface constitue un besoin impérieux.
Le retour de Camavinga est un autre motif de satisfaction de la rencontre face au Real Betis. Le Français est toujours autant à l'aise dans le rôle de milieu intérieur droit, dans lequel il peut aisément utiliser son bon pied. Comme le souligne Marca, l'ancien pensionnaire du Stade Rennais s'est montré dominant dans les duels, agressif sans ballon et vertical lorsqu'il fallait accélérer. Désormais, il nécessite de la continuité à ce poste.
Le Real Madrid aborde donc la Supercoupe d'Espagne avec des sensations positives. Évidemment, avec 13 tirs concédés (dont 5 cadrés), l'équipe reste encore perméable défensivement. Cependant, elle a montré une belle capacité de réaction après le but encaissé.










