Le Real Madrid a mis fin au suspense à Djeddah et la feuille de match a de quoi surprendre. À une heure du coup d'envoi de la finale de la Supercoupe d'Espagne, la composition officielle est tombée et elle confirme les dernières indiscrétions : Xabi Alonso a décidé de se passer de sa superstar au coup d'envoi. Si l'objectif reste de décrocher le premier trophée de 2026, le technicien basque a privilégié la fraîcheur physique aux statuts pour affronter l'intensité du FC Barcelone.
Le Real Madrid aborde cette finale avec un plan tactique remanié. Un an après la défaite douloureuse dans cette même compétition, Alonso sait qu'il ne peut pas se permettre d'avoir des joueurs à 80% sur le terrain face au pressing de Hansi Flick. La qualification obtenue au courage face à l'Atlético (2-1) a laissé des traces, et le coach a tranché dans le vif. C'est donc une équipe "commando", taillée pour le combat et la course, qui débutera la rencontre.
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Le Real Madrid parie sur la fougue de Gonzalo plutôt que sur Mbappé
L'information principale de cette soirée est donc tactique : Kylian Mbappé débutera la rencontre assis sur le banc de touche. Arrivé tardivement en Arabie saoudite et à peine remis de sa blessure, le capitaine des Bleus est jugé trop juste pour tenir l'intensité d'une finale dès la première minute. C'est un choix de raison, mais aussi une stratégie : Xabi Alonso garde sa meilleure arme offensive comme "finisseur" pour faire la différence en fin de match face à une défense fatiguée.
Cette décision profite directement à Gonzalo García. Le jeune attaquant, auteur d'un triplé retentissant contre le Betis et très actif lors de la demi-finale, enchaîne une nouvelle titularisation. Le staff technique mise sur sa capacité de pressing et ses efforts défensifs inépuisables pour harceler la relance barcelonaise, un domaine où il offre plus de garanties actuelles que le Français.
Sans Mbappé, les clés de l'attaque sont confiées à Vinícius Jr. Le Brésilien, qui retrouve peu à peu ses sensations, devra porter le danger sur ses épaules. Il sera épaulé par Rodrygo Goes. Malgré une gêne aux ischio-jambiers ressentie après le derbi, le numéro 11 est bien présent dans le onze de départ. Le staff médical a donné son feu vert, estimant que sa connexion technique avec Vini et Gonzalo était indispensable pour exister offensivement.
Ce trio inédit dans une finale sera soutenu par un milieu de terrain dense. Jude Bellingham redescend d'un cran pour orchestrer le jeu aux côtés des Français Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camavinga. Cette densité dans l'entrejeu sera la clé pour couper les lignes de passes du Barça et projeter les attaquants en transition rapide.
La jeunesse prend le pouvoir dans la défense merengue
Pour le reste du onze, la stabilité prime au sein du Real Madrid. Fede Valverde est reconduit au poste de latéral droit, sa polyvalence étant jugée vitale pour bloquer les ailiers catalans. Dans l'axe, la jeunesse prend le pouvoir avec Raúl Asencio, qui vit un conte de fées en enchaînant une titularisation en finale aux côtés de Dean Huijsen. Xabi Alonso a fait ses choix, audacieux et pragmatiques. Place au jeu.











