Lors de la saison 2024-25, le Real Madrid a souffert d’un manque d'un joueur capable de contrôler le milieu de terrain, un problème que Xabi Alonso avait clairement identifié dès son arrivée à Valdebebas l’été dernier. En effet, chargé de reprendre le flambeau après le départ de Carlo Ancelotti, le technicien basque disposait de tous les pouvoirs pour instaurer sa méthode inspirée de la Bundesliga, où il avait remporté le titre avec le Bayer Leverkusen en 2023-24 sans subir la moindre défaite et en devançant le Bayern Münich pour la première fois depuis plus de 10 ans dans ce championnat.
Dès ses premières analyses, il avait identifié une lacune essentielle qui est l’absence d’un milieu capable de dicter le tempo et de servir de véritable ancre au milieu de terrain, à l’image de Kroos au Real Madrid ou de Xhaka au Bayer. Parmi les joueurs disponibles sur le marché, c’est Martín Zubimendi, alors courtisé par Arsenal, qui représentait la solution idéale : un joueur espagnol connaissant le championnat, ayant la volonté de venir au Real Madrid et correspondant parfaitement au profil. Mais malgré le consensus initial, le club hésita, laissant filer le joueur et privant Alonso d’un atout clé pour imposer sa philosophie de jeu.
Thomas Roncero affirme que sur le terrain, le Real Madrid peinait donc à trouver un équilibre malgré des talents tels que Tchouaméni, Camavinga, Valverde ou Bellingham. Ces joueurs possèdent d’excellentes qualités physiques et techniques, mais aucun ne pouvait à lui seul assurer la stabilité défensive et la relance précise, indispensables pour un pressing haut et une construction efficace du jeu mise en place par le tacticien basque.
Xabi Alonso multiplia alors les expérimentations pour compenser ce véritable manque, mais aucune ne permit de reproduire le rôle que Zubimendi aurait pu jouer dans le cœur de jeu madrilène. Le milieu restait donc déséquilibré, rendant difficile la mise en œuvre de son style offensif et intensif, et limitant l’efficacité collective, selon AS.
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Un projet limité par un refus de transfert de Zubimendi au Real Madrid
Le refus de recruter Zubimendi a eu des conséquences concrètes sur la stratégie d’Alonso. En effet, le pressing haut, pièce maîtresse de sa philosophie, était quasi impossible à exécuter correctement avec Vinicius et Mbappé, joueurs offensifs brillants mais peu enclins à effectuer les replis défensifs nécessaires. De plus, la création de jeu après récupération restait fragile, faute d’un joueur capable de lancer les transitions avec précision. Xabi Alonso, malgré son autorité et ses idées claires, a donc vu son projet naître déjà limité, affectant la performance globale de l’équipe et la cohérence de ses principes tactiques.
En interne, le technicien basque regrettait régulièrement cette opportunité manquée et soulignait que, si le club avait validé le transfert, le Real Madrid aurait bénéficié d’un milieu capable de relier défense et attaque, de stabiliser les phases de pressing et de libérer l’espace pour les joueurs offensifs, révèle Marca. L’expérience démontre que les décisions de recrutement de la direction merengue ont directement conditionné le succès d’Alonso. Avec Zubimendi parti à Arsenal, Xabi Alonso a dû composer avec un effectif incomplet, rendant ses ambitions plus difficiles à concrétiser et limitant son empreinte sur le club.
Ilyes Belala











