La semaine prochaine, Benfica joue sa survie européenne, le Real Madrid vient sécuriser son Top 8, et le décor est parfait pour que José Mourinho plante ses graines. Le Portugais, qui a récemment fermé la porte à un retour au Real Madrid, a pointé du doigt une tendance qu’il juge dangereuse dans le football moderne… et qui touche indirectement Álvaro Arbeloa.
Benfica n’a plus le droit au calcul. Les Lisboètes doivent gagner pour espérer accrocher le Top 24 et continuer l’aventure en Ligue des champions. En face, le Real n’arrive pas en touriste : les Madrilènes jouent gros aussi, car une victoire permettrait de verrouiller une place dans le Top 8 et d’éviter les barrages. À ce stade de la compétition, Mourinho est un expert pour mettre la pression sur le coach adverse, et il l’a encore prouvé.
C’est précisément là dans la presse que Mourinho excelle et le Real Madrid est bien placé pour le savoir. Ce rendez-vous face à un de ses anciens clubs est particulier pour lui. Depuis son départ de la Maison Blanche en 2013, il n’avait plus recroisé le club espagnol dans un match officiel. Et surtout, il retrouve Arbeloa, l’un de ses joueurs de l’époque, devenu aujourd’hui l’entraîneur des Merengues. Un duel à double lecture : Benfica contre le Real Madrid, mais aussi “l’ancien patron” contre “l’ex-soldat” passé de l’autre côté du banc de touche.
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Mourinho attaque une tendance et pique Arbeloa
Dans ce contexte, Mourinho a lâché son dard en conférence de presse, après la défaite contre la Juventus, dans des propos relayés par OkDiario : « La seule surprise, c’est quand des entraîneurs sans histoire, sans trajectoire, ont l’opportunité d’entraîner les plus grands clubs du monde. » Une déclaration frontalement dirigée contre ce qu’il considère comme une époque où l’on confie des institutions immenses à des techniciens pas encore “validés” par le haut niveau.
Officiellement, le message vise large. Officieusement, difficile de ne pas penser à Arbeloa. Le coach madrilène correspond exactement à cette nouvelle génération de profils propulsés très haut, très vite. Arbeloa, lui, avait déjà répondu à ce type d’idée dès sa présentation, sans agressivité : « Ce fut un privilège d’être entraîné par Mourinho… mais maintenant je vais être Arbeloa. Si je voulais être Mourinho, j’échouerais. », toujours selon OkDiario.
Une manière de poser une frontière entre son ancien coach et lui-même, tout en assumant l’héritage laissé par le Special One. Au fond, Mourinho veut s’installer dans la tête de son adversaire. Si le néo-coach merengue ne veut pas répondre avec des mots, il devra répondre avec une leçon à l’image de celle octroyée aux monégasques cette semaine.
Bruno DE OLIVEIRA











