Le Real Madrid a essuyé une défaite humiliante 4-2 contre le Benfica en phase de groupes de la Ligue des Champions, marquée par une performance désastreuse qui a exposé les faiblesses collectives de l'équipe. Dans l'émission El Partidazo de la radio COPE, dirigée par Juanma Castaño, les intervenants ont dissecté cette débâcle avec sévérité, contrastant avec la solidité affichée récemment contre Villarreal. Les statistiques sont accablantes : 24 occasions et 12 tirs cadrés pour Benfica, le double du Real Madrid, soulignant un problème généralisé au-delà d'une ligne spécifique. Elías Israel a été particulièrement virulent, qualifiant l'équipe de "une véritable caricature, une honte".
Pour lui, aucun joueur de l'équipe ne doit être épargné : "Le Real Madrid est une caricature, une honte, c'est un problème qui touche toute l'équipe, je ne suis satisfait ni de la défense, ni des trois attaquants." Cette critique pointe un manque d'intensité et de mentalité, l'équipe ayant débuté la rencontre avec de la suffisance, persuadée d'être déjà qualifiée dans le top 8. Les analystes soulignent une inconstance flagrante : "Cette équipe sait comment faire, mais elle sait comment faire une fois tous les deux mois".
Le manque d'intensité du Real Madrid souligné
Les victoires à San Mamés ou contre Villarreal, où Courtois était peu intervenu, ne sont que des feux de paille. Benfica, plus intense dès le coup d'envoi, a révélé cette faille : "Quand l'adversaire est plus intense que vous, c'est évidemment parce qu'il aborde le match différemment." Une possible peur des blessures en année de Mondial ou une relaxation excessive est évoquée.
L'approche tactique a également été remise en question. Il a été souligné que José Mourinho « a donné une leçon à Arbeloa », en présentant une équipe « courageuse, audacieuse » et « aventureuse » qui a complètement déstabilisé un Real Madrid qui « n'a rien compris ». La mauvaise performance n'a pas seulement été collective, mais la prestation discutable des joueurs et de l'entraîneur a été évidente pour tous les analystes de l'émission.
Au niveau individuel, l'analyse de Palomar souligne une baisse générale de la qualité de l'effectif, particulièrement évidente lors de soirées comme celle-ci. Des joueurs tels que Vinicius ou Bellingham ont été désignés comme candidats à être remplacés, tandis que le milieu de terrain s'est montré « irrégulier ». Bien que Güler ait été « le plus acceptable », sa présence est considérée comme « une invention » visant à pallier les lacunes de l'effectif, toujours sur la Cadena COPE.
Alfredo Relaño a qualifié la performance de l'équipe de « calamité ». Il a rappelé qu'après son élimination de la coupe et une mauvaise passe, l'équipe semblait avoir vécu une « catharsis » avec deux bons matchs. Cependant, face à une équipe de Benfica qui s'est avérée « extraordinairement bonne », l'équipe blanche est revenue à ses anciennes habitudes. « Le Real Madrid pensait qu'il allait gagner le gros lot, et il s'est retrouvé dans un match ennuyeux », a commenté Arano. Le désastre du Real Madrid face à Benfica a été symbolisé par la « moquerie finale » du but du gardien adverse, point culminant d'une soirée à oublier.
En conclusion, cette défaite expose un Real Madrid inconstant, sans mentalité gagnante, surpassé tactiquement et collectivement défaillant. Les critiques appellent à une remise en question urgente pour espérer en Champions League, où l'équipe risque une élimination précoce. Sans intensité soutenue, les illusions s'effondrent face à des rivaux affamés.
Gjon Haskaj











