C'est peut-être le crépuscule d'une ère glorieuse qui se dessine à Valdebebas. Dani Carvajal, l'homme des six Ligues des Champions, le soldat infatigable du couloir droit, n'a jamais semblé aussi proche de la sortie. Alors que son bail avec la Maison Blanche expire en juin prochain, aucune décision n’a encore été prise en interne.
Le silence de la direction est assourdissant et traduit un malaise réel : les dirigeants madrilènes nourrissent désormais des doutes légitimes concernant la capacité de leur capitaine à performer au plus haut niveau sur la durée.
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Dani Carvajal, un déclassement sportif brutal en 2026
La réalité du terrain est cruelle pour le vétéran espagnol. Depuis le début de l'année civile 2026, son statut a radicalement changé. Autrefois indiscutable, Carvajal est devenu un joueur de rotation, voire une solution de dernier recours. Les chiffres sont là : il est resté vissé sur le banc lors du premier choc de l'année face au Betis Séville.
Pire encore, ses entrées en jeu témoignent de cette perte d'influence. Contre Albacete en Coupe du Roi, il a dû attendre la 77e minute pour fouler la pelouse, remplaçant David Jiménez, un jeune issu de la Castilla. Même constat face à l'AS Monaco en Ligue des Champions : alors que le score était acquis (5-1), il n'est entré qu'à la 76e minute pour participer à la fête. Une situation frustrante pour le numéro 2, qui espérait profiter de sa rééducation pour bousculer la hiérarchie établie.
Le plus inquiétant pour l'Espagnol n'est pas tant de ne pas jouer, mais de voir qui joue à sa place. L'occasion semblait pourtant idéale : son concurrent direct, Trent Alexander-Arnold, est à l'infirmerie. Logiquement, Carvajal aurait dû récupérer son poste. Or, le staff technique mené par Álvaro Arbeloa et Xabi Alonso a fait un autre choix.
Ils ont préféré aligner Fede Valverde au poste de latéral droit, demandant à l'Uruguayen de dépanner plutôt que de relancer Carvajal. Ce choix tactique sonne comme un désaveu terrible. Il signifie qu'aux yeux du staff, un milieu de terrain repositionné offre plus de garanties qu'un Carvajal diminué physiquement. Alors que Trent Alexander-Arnold est sur le point de réintégrer l’effectif ce week-end, l'horizon s'assombrit encore davantage pour le défenseur formé au club.
Trent Alexander-Arnold : une solution trop fragile ?
Si le départ de Carvajal semble se préciser, il placerait le Real Madrid face à un risque majeur. Selon les informations du média The Athletic, le club serait contraint de retourner sur le marché des transferts pour renforcer son aile défensive en cas de départ de l'Espagnol. La raison est simple : Trent Alexander-Arnold, bien que talentueux, n’est pas une assurance tout risque sur le plan physique.
L'Anglais, censé être le remplaçant naturel et le futur titulaire du poste, traîne une réputation de joueur fragile qui se confirme malheureusement sous la tunique blanche. Son dossier médical cette saison est préoccupant : blessé face à Marseille en septembre dernier, il a manqué deux mois de compétition. À peine revenu, il a rechuté après un mois de jeu lors du déplacement périlleux à San Mamés en décembre. Depuis, il n’a disputé aucun match officiel.
La direction sportive fait donc face à une équation complexe. Laisser partir Carvajal, c'est perdre un leader de vestiaire et une solution d'expérience. Mais le prolonger, c'est miser sur un joueur dont le corps semble dire stop. Si le club décide de tourner la page Carvajal et que Trent Alexander-Arnold subit une nouvelle blessure majeure, Arbeloa se retrouverait sans aucun latéral droit de métier dans son effectif professionnel.
S'appuyer uniquement sur la Castilla pour des échéances de Ligue des Champions reste trop risqué pour un club de cette envergure. Le Real Madrid doit faire un choix, et vite : offrir une dernière danse à sa légende ou investir massivement pour sécuriser un poste devenu le talon d'Achille de l'équipe.
Enzo TEIXEIRA











