Un match coriace attend le Real Madrid en cette 23ème journée de championnat : les hommes d’Arbeloa se déplacent sur la pelouse de Valence et comptent maintenir une pression sur Barcelone. Or, le défi semble de taille : pour faire tomber le club ché, l’équipe madrilène devra sortir de sa spirale négative et composer sans Bellingham, Rodrygo (blessés) et Vinicius (suspendu). Historiquement, Mestalla n’est pas un antre qui sourit au club de la capitale espagnole : seulement trois succès ont été engrangés sur les onze derniers déplacements en championnat.
Néanmoins, affronter Valence à Mestalla rappelle de bons souvenirs à Arbeloa, lorsqu'il était joueur de la Casa Blanca. 4 rencontres pour autant de succès : voilà le bilan de l'ancien latéral droit face au club valencien, dont un 0-5 mémorable lors de la saison 2012-2013. En revanche, les trois autres rencontres étaient loin d’être des promenades de santé, elles se sont soldées par des victoires 2-3, acquises de justesse.
Mais Valence n’est pas le seul adversaire qu’Arbeloa ait connu dans ce stade si emblématique du football espagnol. Mestalla évoque aussi un Clasico historique en finale de Coupe du Roi 2011, qui avait sacré le Real Madrid face au légendaire Barça de Pep Guardiola grâce à un but de Cristiano Ronaldo en prolongations (1-0), rappelle AS.
Un souvenir amer avec David Villa pour Arbeloa
Arbeloa avait disputé l’intégralité de la rencontre et s‘était livré à une bataille sans merci avec David Villa. Le latéral droit avait même marché sur la cheville de l’attaquant blaugrana, sans écoper du moindre carton jaune au milieu d’une série d’altercations bien houleuses. Une polémique avait alors enflé suite à cet incident, qui avait suscité une colère noire chez les supporters du FC Barcelone qui réclamaient un carton rouge pour Arbeloa.
Ce mois dernier, au moment de la nomination d’Arbeloa au poste d’entraîneur de l’équipe première (soit environ 15 ans après), la chaîne catalane TV3 s’est remémoré cet épisode : « Il a un tempérament explosif et a fait preuve d'un comportement antisportif. » À l'époque, Arbeloa avait minimisé l'incident : « Je suis sûr d'avoir donné bien plus de coups de pied à Villa à l'entraînement avec l'équipe nationale que pendant ces quatre matchs (faisant référence à la série de quatre rencontres entre le Real Madrid et le FC Barcelone quelques semaines plus tard). Il ne faut pas en faire toute une histoire. »
Le son de cloche est différent, venant de David Villa. Ce dernier a qualifié ce vilain geste de pire coup subi : « Arbeloa, sans aucun doute… Et à plusieurs reprises. », a-t-il prononcé lors d’une récente entrevue sur la chaîne Youtube de Mario Suarez, rapporte AS.
Arbeloa a enterré Casillas…sans le vouloir
Sans le savoir, Alvaro Arbeloa a marqué le destin de Casillas lors de ses dernières années au Real Madrid. Face à Valence, en janvier 2013, le latéral droit lui a asséné un violent coup de pied à la main gauche sur un dégagement, entraînant une fracture qui l’a écarté des terrains pendant plusieurs semaines. Cette blessure arrangeait les affaires de l’entraîneur de l’époque, José Mourinho.
En effet, le coach portugais était insatisfait des performances du gardien espagnol et a fini par le déchoir de son statut de gardien indiscutable. Ainsi, pour pallier l’absence du portier légendaire, l’état-major madrilène en a profité pour recruter Diego Lopez, arrivé en provenance de Séville à la mi-saison. Ce dernier est devenu le numéro un, au détriment d’un Casillas devenu remplaçant. Un tournant majeur dans sa carrière, au point qu’Ancelotti ait décidé de faire de Diego López le gardien titulaire en championnat la saison suivante.











