Il y a quelques semaines encore, Brahim Díaz quittait la CAN avec une profonde blessure : celle du penalty manqué en finale, qui l’avait laissé triste protagoniste malgré un tournoi exceptionnel. Car au-delà de cette image figée, l’attaquant du Real Madrid était revenu avec le Soulier d’Or de la compétition, seul joueur à avoir marqué lors de cinq matchs consécutifs. Son entourage assurait que cet épisode « le rendrait plus fort mentalement ». Les faits leur donnent raison.
Loin de s’effondrer, le numéro 21 a transformé la frustration en motivation. De retour à Valdebebas, il a retrouvé un rôle actif dans la rotation d’Arbeloa et surtout, de l’influence. À Villarreal, puis face au Rayo, il a apporté énergie et verticalité dans un secteur offensif parfois trop statique.
Contre le Rayo Vallecano, entré très tôt après la blessure de Bellingham, il délivre la passe décisive à Vinicius sur l’ouverture du score et provoque l’action qui mène au penalty victorieux de Mbappé. Deux actions décisives qui ont pesé lourd dans un succès arraché au mental.
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Brahim, un joker de luxe au Real Madrid
Dimanche à Mestalla, Brahim a encore frappé. Entré en cours de jeu, il a de nouveau été déterminant en servant Mbappé pour sceller la victoire. Deux matchs, deux contributions décisives. « Il sait qu’il a sa place dans ce groupe », glisse-t-on au club, selon AS.
Son intelligence dans les petits espaces, sa capacité à éliminer et à jouer entre les lignes en font un profil rare dans l’effectif actuel. Utilisé côté gauche récemment, il pourrait pourtant exprimer encore plus de variété à droite ou derrière l’attaquant, dans un rôle de soutien autour de Mbappé. D’autant que Rodrygo est absent, que Mastantuono peine à franchir un cap, et que Valverde est souvent aspiré vers le milieu. « Il peut changer un match en une action », répètent ses proches.
À 26 ans, il n’est plus un simple espoir, mais un joueur qui a vraiment évolué, qui a appris à attendre son moment. Sa prolongation jusqu’en 2030, en préparation, traduit la confiance du club. Reste désormais la dernière porte à enfoncer, celle d’une titularisation régulière. Au club, Brahim a souvent été vu comme génial en sortant du banc mais monotone lorsqu’il débute. Il veut inverser la tendance. S’il continue sur ce rythme, Arbeloa n’aura plus seulement un joker de luxe mais un candidat crédible au onze de départ.
Bruno De Oliveira











