C’était une finale avant l’heure. Les deux meilleures équipes du pays en Division de Honor, leaders de leurs groupes respectifs, se retrouvaient en quarts de finale. Real Madrid – Real Betis. Le vent, omniprésent à Valdebebas, jouait presque le rôle d’un douzième homme. Favorable au Real Madrid en première période, il allait inverser la dynamique après la pause.
AS nous raconte le match. La Maison Blanche démarre fort. Carlos Díez impose le tempo, Beto fait parler sa puissance et les ailes madrilènes multiplient les différences. La pression finit par payer à la 39e minute : sur une frappe mal repoussée par le gardien andalou, Jaime Barroso surgit en renard des surfaces pour ouvrir le score (1-0). Le scénario semblait idéal. Mais l’avance ne dure que quatre minutes. Sur un penalty concédé par Guille Gonzalez, Voloshyn réalise un arrêt magistral avant que Ruben de Sa ne pousse le ballon au fond. Les Madrilènes rentrent aux vestiaires frustrés, conscients d’avoir laissé filer un avantage mérité.
Un coup de massue au bout du suspense pour le Real Madrid
La seconde période change de ton. Moins spectaculaire, plus tendue. Les occasions se raréfient mais l’intensité ne baisse pas. Chaque duel est disputé comme si la saison se jouait sur une action. Le Real Madrid pousse, notamment par l’intermédiaire d’Iker Doblas, entré en jeu avec énergie, et de Carlos Díez, proche de faire la différence en transition. Mais la finition manque.
Le Betis, plus compact, attend son moment. Les minutes s’égrènent, la prolongation semble inévitable. Puis arrive la 94e minute. Une faute évitable concédée par Doblas offre un dernier coup franc aux visiteurs, côté ligne de touche. Le ballon est envoyé dans la surface, porté par le vent. Curro Macias, défenseur central au timing parfait, s’élève plus haut que tout le monde et place une tête imparable. 1-2. Silence à Valdebebas.
Ce but scelle l’élimination du Real Madrid et met fin à l’incroyable série d’Alvaro López, stoppée après 39 victoires consécutives. Un chiffre vertigineux qui témoigne du travail accompli, mais qui ne suffira pas à effacer la déception du jour. Pour la deuxième saison consécutive, le Betis devient la bête noire des jeunes Merengues en Coupe du Roi. Après le 6-1 de l’an passé à Séville, c’est cette fois un coup de tête dans le temps additionnel qui brise les espoirs madrilènes.
Bruno De Oliveira











