L’avenir du football européen s’est éclairci ces derniers jours avec la fin actée de la Super Ligue. Une réunion tripartite entre Florentino Pérez, Aleksander Ceferin et Nasser al-Khelaifi a débouché sur un accord de principe entre le Real Madrid, l’UEFA et l’association des clubs européens (EFC) : travailler communément pour améliorer le football européen. Après une série de discussions cordiales entre toutes les parties, il a été décidé de mettre fin à plusieurs années de confrontation et de lutte acharnée pour laisser place à des négociations constructives et audibles. Enfin un climat serein et non conflictuel qui émerge, propice aux intérêts communs.
Toutefois, si la visée est dorénavant commune, quid des moyens et des méthodes pour y parvenir ? Les prochains mois seront cruciaux pour dessiner un accord stratégique total et entier sur la manière de construire le football de demain en Europe. Cet accord initial a nécessité un chemin long et ardu, enjoignant les parties à faire preuve de diplomatie. Mais il n’en est qu’à ses balbutiements, loin d’être finalisé ou définitif, comme le relate le quotidien AS.
En effet, les discussions doivent encore se poursuivre. Ce mercredi dernier, le Real Madrid a publié un communiqué qui retrace les objectifs communs de l’ensemble des parties : “À l'issue de plusieurs mois de discussions menées dans l'intérêt du football européen, l'UEFA, l'Association des clubs de football européens (EFC) et le Real Madrid CF annoncent avoir conclu un accord de principe pour le bien du football de clubs européen, respectant le principe du mérite sportif et mettant l'accent sur la viabilité à long terme des clubs et l'amélioration de l'expérience des supporters grâce à l'utilisation de la technologie.”
La bataille juridique n’est pas complètement entérinée, pour le moment
Mais, sur le plan juridique, les plaintes de l’état-major madrilène contre l’instance du football européen subsistent toujours. En l’état actuel, le club de la capitale espagnole réclame toujours 4,5 milliards d’indemnisation. En effet, les décisions de justice ont renforcé la position du Real Madrid dans le bras de fer juridique, ce qui a incité l’UEFA et l’EFC à accélérer la conclusion de l’accord. Il faudra attendre un accord définitif entre les parties pour signer la fin de la bataille juridique, a informé le club espagnol : “Cet accord de principe permettra également de régler leurs litiges juridiques liés à la Super Ligue européenne, une fois qu'un accord définitif aura été mis en œuvre.”
De surcroît, l’ensemble des parties a précisé que l’accord ne découle pas du retrait du FC Barcelone du projet de la Super League, ce dossier n’ayant aucun lien avec ce qui a été ratifié ce mercredi. Néanmoins, si le chemin reste long, le travail mené par Florentino Perez n’a pas été vain en ce sens qu’il a permis de limiter et d’encadrer le pouvoir de l’UEFA.
La décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), rendue en 2023, a envoyé un message clair puisque la juridiction a estimé que FIFA et UEFA avaient abusé d’une position dominante en bloquant la Super Ligue, dans le cadre du respect du droit européen à la concurrence. La boîte de Pandore a donc été ouverte : les prochaines années ne seront pas de tout repos pour l’instance dirigeante du football européen.
Aris Aïd











