Le gouvernement du Portugal, par l’intermédiaire de l’Autorité pour la Prévention et la Lutte contre la Violence dans le Sport (APCVD), a lancé ce mercredi une procédure d’enquête administrative pour déterminer si des propos racistes ont été tenus envers Vinícius Jr lors du match de Ligue des champions entre le Real Madrid et Benfica au Estádio da Luz.
Ce scénario a complètement changé l’atmosphère autour d’un duel déjà tendu : après avoir inscrit l'unique but de la rencontre, Vinícius Jr a affirmé que le jeune ailier argentin Gianluca Prestianni lui avait proféré un terme raciste, supposément « mono » (singe), immédiatement après son but et sa célébration. L’arbitre a alors enclenché le protocole antiracisme de l’UEFA, interrompant la partie quelques minutes, comme le rappelle AS.
- A lire aussi : "Il n'y a aucune place pour le racisme dans la société" : Infantino soutient Vinícius Jr
Vinicius Jr : une réponse politique à un fait divers qui dépasse le terrain
L’intervention de l’APCVD va au-delà des procédures sportives déjà ouvertes par l’UEFA, qui a désigné un inspecteur d’éthique et de discipline pour enquêter sur ces accusations de comportement discriminatoire. Cette démarche administrative pourrait déboucher sur des sanctions financières, voire le transfert du dossier au ministère public portugais, si des éléments probants de racisme sont établis par l’instruction.
De son côté, le club Benfica a publiquement défendu son joueur accusé, diffusant des images et affirmant que les protagonistes n’étaient pas suffisamment proches pour que l’insulte alléguée soit clairement entendue, parlant même de campagne de « diffamation ». Prestianni nie toute intention raciste, déclarant que la situation a été mal interprétée.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large : Vinícius Jr. a déjà été victime de plusieurs épisodes de racisme dans sa carrière, y compris dans des stades espagnols, ce qui alimente désormais un débat sociétal profond sur la lutte contre le racisme dans le sport. Ce cas, à cheval entre juridiction sportive et procédure administrative nationale, pourrait établir un précédent en Europe quant à l’implication des autorités étatiques dans des incidents initialement traités par les instances du football.











