Si le Real Madrid marque en premier, Álvaro Arbeloa respire. Mais lorsque c'est le scénario inverse qui se produit, la situation se complique sérieusement pour la Maison Blanche. AS dresse un constat accablant sur les difficultés du technicien à corriger le tir depuis son banc de touche : avec ce revers 2-1 face à Osasuna, c'est la troisième fois que le rival prend l'avantage au tableau d'affichage, et dans l'intégralité de ces rencontres, son équipe a fini par succomber.
Ce cauchemar n'est malheureusement pas une première. Cela s'est d'abord produit lors de ses grands débuts avec ce que la presse a baptisé "l'Albacetazo", puis lors de la véritable destruction subie lors de sa première visite face à Benfica (une lourde défaite 4-2 le 28 janvier dernier). Le match face à Osasuna n'a fait que remuer le couteau dans cette plaie béante. Ce Real Madrid qui, par pure qualité technique ou par courage brut, sait habituellement remonter des situations compromises, n'est pas encore apparu durant cette nouvelle ère Arbeloa.
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Arbeloa, des choix controversés
À Pampelune, la réaction a échoué de manière retentissante, mais l'analyse d'AS pointe également du doigt un manque d'action initiale. Dans sa proposition de départ, Álvaro Arbeloa a décidé de changer les trois quarts de sa ligne défensive par rapport à l'exercice de supériorité affiché lors de sa deuxième présence au stade de la Luz mercredi dernier. Le problème majeur réside dans le fait que deux de ces nouveautés apportaient beaucoup de rouille accumulée.
Le compteur de Dani Carvajal affichait 147 jours depuis sa dernière titularisation (lors du désastre au Metropolitano en septembre), tandis que celui de David Alaba pointait à 125 jours (depuis le 19 octobre dernier, un match qui s'était également soldé par un résultat malheureux avec sa blessure). C'était prendre énormément de risques, sachant qu'en face allaient se trouver Víctor Muñoz, peut-être l'ailier le plus rapide de toute la Liga, et un redoutable Ante Budimir qui, au cours du seul mois dernier, avait déjà inscrit cinq buts en laissant une véritable traînée de victimes derrière lui (Oviedo, Rayo Vallecano, Villarreal et le Celta Vigo).
Contrairement à ses collègues des décennies passées, Álvaro Arbeloa disposait pourtant de cinq cartouches sous forme de changements pour altérer le panorama tactique en cours de match. Cependant, à Pampelune, ces décisions ont été jugées très controversées. L'attention se porte tout particulièrement sur l'entrée en jeu tardive de Gonzalo, et surtout sur l'incorporation de Dani Ceballos.
Le technicien applique avec le milieu andalou une gestion alternant le bâton (lors des voyages à Lisbonne, Cestero et Thiago Pitarch ont joué avant lui) et quelques miettes (les 45 minutes face à Monaco et autant face au Rayo). Malheureusement pour lui et pour l'équipe, une grave perte de balle de Ceballos face à Raúl García de Haro a directement débouché sur le but du 2-1 définitif pour Osasuna. Une nuit particulièrement malheureuse pour le joueur originaire d'Utrera, qui a même demandé publiquement pardon sur ses réseaux sociaux après la rencontre.











