La lourde défaite du Real Madrid concédée en début de saison face à l’Atlético de Madrid (5-2) au Riyadh Air Metropolitano a marqué un tournant dans la saison madrilène. À l’époque, le Real Madrid de Xabi Alonso affichait encore des ambitions élevées, mais ce revers a mis en lumière des fragilités profondes. « L’équipe manquait de vitesse », reconnaissait alors l’entraîneur originaire de Tolosa, dans une analyse qui ne suffisait pas à expliquer l’ampleur de la déroute.
Ce match a enclenché une dynamique négative, entre résultats irréguliers et tensions internes (notamment avec Vini Jr). L’entraîneur espagnol, fragilisé par ses choix et des performances en baisse, a fini par céder sa place. Dans le même temps, l’effectif a été bouleversé par de nombreuses blessures, notamment en défense, affectant durablement l’équilibre de l’équipe rapporte AS.
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Le Real Madrid d'Arbeloa face au test du derbi et à une défense remaniée
Entre instabilité sportive, blessures en cascade et émergence de nouveaux profils, l'Atlético de Madrid va se présenter au Santiago Bernabéu face à un Real Madrid différent. Les Merengues ont, malgré les convalescences et blessures importantes, retrouvé de la confiance. Les succès contre Elche en incorporant les jeunes du Castilla, mais surtout la qualification large (5-1 sur les deux matchs) en quarts de finale de la Ligue des champions au détriment de Manchester City, ont changé les hommes d'Arbeloa.
Désormais aux commandes, Álvaro Arbeloa tente de reconstruire un collectif compétitif malgré les contraintes. Le technicien doit composer avec une défense affaiblie par les absences de cadres comme Dani Carvajal et Éder Militão, encore en convalescence. Cette instabilité oblige l’ancien joueur de Liverpool (98 matchs, 2 buts) à des ajustements constants, parfois contraignants.
Le derby à venir (ce soir à 21h) représente un véritable test pour le nouvel entraîneur. Face à l’Atlético de Diego Simeone, l’exigence sera maximale. Arbeloa s’appuie toutefois sur certains signaux positifs, notamment la montée en puissance d’Aurélien Tchouaméni. Devenu un élément central du vestiaire, le milieu français avait déjà donné le ton en période de crise : « Si on perd, c’est notre faute, pas celle du coach. »
Jeunesse, concurrence et incertitudes offensives pour le Real Madrid
Parallèlement, plusieurs trajectoires individuelles illustrent les mutations du groupe. Longtemps présenté comme un talent prometteur, Mastantuono traverse une période plus délicate, marquée par une perte de temps de jeu et des performances en recul. À l’inverse, le jeune Thiago Pitarch s’impose progressivement comme une alternative crédible au milieu de terrain.
Arbeloa n’a pas tari d’éloges à son sujet : « Il n’a pas tremblé […] il a réalisé un match fantastique. » Une progression qui pourrait rebattre les cartes dans un secteur offensif déjà soumis à forte concurrence.
De l'autre côté, la situation de Jude Bellingham demeure un point d’interrogation. De retour à l’entraînement mais en manque de rythme, l’international anglais cristallise les hésitations. Sa présence éventuelle dans le onze de départ pourrait de nouveau influencer l’équilibre de l’équipe, à l’image du Derbi précédent. À l’aube de cette nouvelle confrontation, une certitude demeure : en six mois, le Real Madrid s’est transformé, sans pour autant dissiper toutes ses zones d’ombre.









