Le contexte n’était pourtant pas idéal pour le Real Madrid. Battus quelques jours plus tôt à Kaunas (Lituanie) en Euroligue (87-85), les Blancs arrivaient en Catalogne avec la nécessité de réagir rapidement dans une période charnière de la saison. Ce déplacement au Palau, toujours délicat, prenait des allures de test mental autant que sportif. Face à un Barça en perte de vitesse mais toujours dangereux, Madrid a transformé ce rendez-vous en démonstration de force.
Dès les premières minutes, l’intensité défensive madrilène a posé les bases. Sans briller immédiatement au score, les visiteurs ont su contenir les initiatives catalanes avant d’accélérer progressivement. Si Barcelone a brièvement pris les devants en fin de premier quart-temps, la réaction madrilène a été immédiate, avec un run fulgurant initié par la seconde unité.
Un deuxième quart-temps qui met fin aux espoirs du Barça
Le tournant du match est survenu dans un deuxième quart-temps à sens unique. Madrid a livré une séquence d’une précision clinique, combinant adresse extérieure, circulation de balle et domination au rebond. Campazzo, véritable chef d’orchestre, a dicté le tempo tandis que Procida s’est illustré par son efficacité et son activité des deux côtés du terrain. En quelques minutes, l’écart s’est envolé, laissant un Barça sans réponse (51-33 à la pause).
Au-delà du score, c’est la maîtrise globale du Real Madrid qui impressionne. L’équipe a affiché une réussite offensive remarquable, notamment derrière l’arc, tout en contrôlant largement le secteur du rebond. Cette supériorité s’est traduite par un écart conséquent, flirtant même avec des records historiques sur le parquet barcelonais.
Une démonstration collective qui met en avant le banc du Real Madrid
Scariolo a pu gérer les temps de jeu de ses cadres, signe de la domination madrilène. Campazzo, Hezonja ou encore Tavares n’ont pas eu besoin de forcer leur talent pour peser sur la rencontre. Derrière eux, des joueurs comme Maledon, Len ou Garuba ont parfaitement pris le relais, maintenant l’intensité et sécurisant l’avance. L’apport de Procida, opportuniste et efficace, illustre la profondeur d’un effectif capable de répondre présent à chaque instant.
En face, Barcelone n’a jamais trouvé les solutions. Trop imprécis, souvent dominés physiquement, les Blaugranas ont rapidement semblé résignés. Seul Vesely a tenté de maintenir un semblant de résistance, sans réel soutien collectif. L’absence de réaction, notamment après la pause, a confirmé l’impuissance catalane face à un adversaire bien supérieur.
La seconde période n’a fait que confirmer la tendance. Le Real Madrid a continué à dérouler sans trembler, répondant immédiatement à chaque tentative de rapprochement. L’écart, stabilisé puis creusé à nouveau, a rapidement éteint tout suspense. Le Palau, inhabituellement silencieux, a assisté à une fin de match sans relief, symbole d’un Clásico à sens unique.
Cette victoire nette prolonge la dynamique madrilène dans les confrontations directes et creuse encore davantage l’écart entre les deux équipes au classement. Plus qu’un simple succès, il s’agit d’un message envoyé à l’approche des échéances européennes. Madrid avance avec certitude, tandis que Barcelone devra rapidement trouver des réponses pour éviter de sombrer dans cette fin de saison décisive.









