Le président Florentino Pérez a reçu le latéral espagnol en salle de réunion, où il a signé son contrat en bonne et due forme. Après la signature, Cucurella a reçu une réplique du stade, une montre et un maillot floqué à son nom, avec le numéro 17.
« C’est une fierté et un honneur de pouvoir porter ce maillot du meilleur club du monde », a confié Cucurella. L’Espagnol, qui n’a encore jamais soulevé la Ligue des champions, s’est ensuite dit particulièrement marqué par les fameuses remontadas madrilènes, évoquant notamment le souvenir de coéquipiers en sélection ayant vécu ces épisodes, comme Carvajal, Nacho ou Joselu.
Interrogé sur son propre vécu face au Real Madrid, l’ancien joueur de Chelsea s’est montré lucide sur ce qui l’attend désormais dans le camp adverse. « Le Bernabéu, j’ai eu la chance d’en souffrir en tant qu’adversaire et je sais ce que ça impose », a-t-il glissé, avant de qualifier de “magiques” ces retournements de situation typiquement madrilènes.
🚨 Marc Cucurella a été présenté officiellement cet après-midi dans les bureaux de Valdebebas.
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Un couloir gauche enfin renforcé
Le recrutement de Marc Cucurella répond à un vrai besoin sur le couloir gauche. Avec les blessures récurrentes de Ferland Mendy, aucun titulaire n'a été fiable à ce poste depuis les meilleures années de Marcelo. International espagnol formé à la Masia, l’ancien joueur de Getafe et de Brighton s’est imposé à Chelsea comme l’un des meilleurs défenseurs du monde à son poste. Avec ballon, il est capable de venir se replier comme troisième défenseur central en phase de construction, tout aussi bien que d’étirer le jeu en prenant l’aile gauche selon les besoins de son entraîneur.
Son sens du duel et sa capacité à répéter les efforts en font un profil parfaitement taillé pour les exigences de Mourinho. Son plus grand fait d’armes en club reste sans doute sa prestation référence contre le Barça de Yamal en Ligue des champions. Il avait littéralement étouffé le prodige catalan pendant 90 minutes, confirmant tout le potentiel défensif qu’il pouvait apporter à un club du calibre du Real Madrid.
Un cador de la sélection espagnole
Marc Cucurella figure aussi parmi les plus grands artisans du doublé Euro-Mondial réalisé par l’Espagne. Peu de joueurs de la Roja peuvent revendiquer une telle régularité sur les deux compétitions. Lui et Rodri sont d’ailleurs les deux seuls à avoir figuré dans les équipes types de l’Euro et de la Coupe du monde.
Son apport avait été crucial lors de l’Euro, où il n’avait concédé que trois dribbles sur l’ensemble du tournoi, face à des ailiers du calibre de Chiesa, Sané, Dembélé ou Saka. Il avait également délivré une passe décisive à Oyarzabal face à l’Angleterre, sur le but qui avait offert le titre à l’Espagne.
Son importance s’est encore décuplée lors de la Coupe du monde. Un seul dribble concédé sur l’ensemble de la phase à élimination directe, dont un match référence contre la France, où il avait neutralisé à lui seul Ousmane Dembélé puis Michael Olise.
L’ambition de marquer l’histoire
Avec cette armoire à trophées déjà bien remplie en sélection, Cucurella se retrouve face à un objectif des plus grands : écrire son nom dans l’histoire et devenir l’un des plus grands latéraux de sa génération. Un défi à la hauteur de son talent, dans un club qui n’attend rien de moins que l’excellence.
Face à lui, un objectif tout aussi ambitieux. Permettre au Real Madrid de retrouver la solidité défensive qui avait caractérisé ses dernières Ligues des champions remportées. L’exercice 2024/25 avait été, sur le plan défensif, le pire de l’histoire récente des Merengues depuis 1998/99. Et le club avait continué de souffrir derrière lors de la saison 2025/26.
Il ne sera pas seul dans cette mission. Ibrahima Konaté et Denzel Dumfries sont eux aussi arrivés cet été pour l’épauler dans cette reconstruction défensive. Au total, ce sont pas moins de six défenseurs qui ont rejoint le Real Madrid depuis juin 2025.










