Très gros test pour ce Real Madrid version Jose Mourinho qui compte pour l'instant six victoires en sept matchs. Les Merengues ont réussi à se défaire de l'Inter Milan en Ligue des champions, mais un défi encore plus grand les attend demain : vaincre les Colchoneros. La Maison Blanche n'a pas gagné dans ce stade lors des cinq derniers affrontements. Le dernier en date, une défaite 5-2 qui sonnait comme le début de la fin pour Xabi Alonso.
Voici le challenge qui attend Mourinho seulement un mois après son retour sur les pelouses espagnoles. Le Special One s'est présenté en conférence de presse, cet après-midi, afin de répondre aux questions des journalistes sur place.
😂👋 Un coucou et ça repart pour José Mourinho qui feinte les journalistes avant sa conférence de presse ! @ainoafrndz
Les réponses de Mourinho à la presse
Sur ce qu'est un derby pour lui : « Un derbi a toujours quelque chose en plus. Les derbies, c'est de l'histoire, de la culture, de la passion des supporters, des joueurs, des entraîneurs… Certains comprennent rapidement ce que ça signifie. Mais ensuite, c'est un match de trois points. »
Sur les mauvais résultats récents au Metropolitano : « Je ne sais pas si je réussirai à faire sortir l'équipe à 100 %, mais c'est mon intention et celle de mes joueurs. Mais je ne sais pas si j'y arriverai. On enchaîne beaucoup de matchs, mais on a réussi à corriger certaines choses, c'est un processus. S'il y a des clubs qui s'entraînent pendant trois, quatre ou cinq jours d'affilée… Si on parle toujours d'évolution, imagine nous, qui en ces quelques mois avons déjà joué sept ou huit matchs officiels. Il faut s'améliorer. Mais aussi obtenir des résultats. Et on travaille. On a beaucoup de confiance, mais on sait aussi qu'on doit travailler. »
Sur ce qu'il voulait dire à propos des penaltys : « Maintenant c'est trop tard. Parce qu'après cette journée-là, on en a eu une autre. Et dans celle-ci, il y avait plus de questions que vous auriez pu me poser. Par exemple, une très claire et évidente : qu'est-ce que je pense du fait qu'Elche ait terminé à onze contre onze.
Mais si on part là-dessus... on arrivera à demain, et je préfère dire que même si c'est un peu étrange qu'il y a une semaine on connaissait déjà l'arbitre de demain, je préfère dire que s'il a été désigné, c'est qu'il a de la qualité. Assez d'expérience pour un match de cette dimension émotionnelle. Je n'aime pas parler des arbitres avant le match. Après, on verra. Mais avant... il a toute ma confiance. »
Sur le fait de préférer parler après Simeone : « Non, je ne savais même pas à quelle heure il parlait. Je n'en avais aucune idée. Il n'y a aucune raison de parler aujourd'hui à cette heure. »
Sur le caractère spécial de ce match pour Vinícius : « Pour tout le monde. Je ne sais pas... peut-être que ceux qui sont là depuis plus longtemps au Real Madrid et qui ont vécu cet historique négatif ressentent quelque chose en plus. Mais je ne le crois pas. Je pense qu'on est ensemble, conscients de la difficulté du match et de ce que je disais avant : c'est la culture de la ville. Mais le match est tout aussi important pour tout le monde. »
Sur la polémique des maillots de Ceuta : « Je parle de football. »
Sur le niveau du Barça : « Historiquement et culturellement, le Real Madrid ne peut se comparer à personne. Et pour ça, je ne vais me comparer à personne. Je parle de nous, et je le fais sans problème, comme de nos problèmes, de ce qu'il faut améliorer. Même si c'est de plus en plus difficile d'entendre quelque chose de positif sur le Real Madrid. Mais on poursuit notre travail avec humilité. Sans aucun problème à être conscients de nos problèmes. Mais aussi conscients des très bonnes choses qu'on a également dans l'équipe.
Sur les trois matchs où on est arrivés dans les dernières minutes en ayant besoin de marquer pour gagner ou égaliser, on a terminé avec une force physique, psychologique, un engagement et une détermination… On peut clairement dire : ce n'est pas normal de mener 0-2 à Elche et de se faire rejoindre à la 80e.
Mais ce n'est pas normal non plus de se faire rejoindre à la 80e et qu'en quelques minutes l'équipe change, ait une occasion, une autre, une autre... et marque et gagne. Comme ce n'est pas normal d'être mené face au Betis et d'avoir le cœur, si on marque le but incroyable d'Espí... et qu'on rate le penalty... et qu'on ait encore de la force pour plus. Cette équipe a, en plus de la qualité, une force qui a une signification très grande. C'est la force d'un groupe. Et ça me donne confiance. C'est un marathon, pas une autoroute. »
Sur son évaluation de l'effectif de l'Atlético : « Je ne veux pas comparer les effectifs. Ne me demande pas de comparer Oblak et Courtois. Ce que je dis, c'est : un effectif fort, avec beaucoup de solutions, un grand entraîneur, quelqu'un qui choisit des joueurs qu'il aime, qui sont son visage, son ADN. De nombreuses années de travail. C'est une équipe que je regarde et que je considère comme étant là, à se battre pour le titre jusqu'au bout. »
Sur l'évolution de son idée du bloc haut ou bas : « Une chose est ton idée de ce que tu aimes le plus, une autre est ce que tu peux faire avec ce que tu as. Je pense qu'une de mes qualités en tant qu'entraîneur, c'est que j'ai toujours essayé de m'adapter au potentiel de mes joueurs. Mon Inter pouvait rester 90 minutes en bloc bas et toujours dans sa zone de confort. Ou trois jours. On ne prenait pas de but, même en étant morts.
Ce sont des profils différents. J'aime savoir défendre en bloc bas, parce que c'est difficile de ne pas passer par ces moments-là. Et quand ils arrivent, que ce soit 2 ou 20 minutes, tu dois savoir y être. Et c'est l'une des choses sur lesquelles on travaille pour s'améliorer. On doit savoir qu'on passera par des moments comme ça. »
Sur ce qui le motive le plus à ce stade de sa carrière, un derby ou un Clásico : « Ça me motive chaque jour. Je comprends que tu le dis avec respect, mais quand tu dis "à ce moment de ma carrière", du premier jour jusqu'à maintenant, ce sera toujours pareil. Ce n'est pas que les années changent ma façon d'être.
Ça me motive autant, la prochaine journée contre Villarreal, qu'un Clásico ou un derby. Au niveau de la motivation, ça m'est exactement égal. Comme je le disais avant, les Clásicos, les derbies... c'est de la culture. Ça fait partie de l'histoire. Et c'est pour ça qu'ils ont quelque chose en plus. Mais quand tu parles de motivation... argh... la motivation, c'est chaque jour. »
🚨 Mourinho: “Is it more motivating to play a derby or a Clásico? I’m motivated every single day. I’m just as motivated for the next match against Villarreal as I am for a Clásico or a derby. In terms of motivation, it makes absolutely no difference to me.”
Sur le derby qui l'a le plus marqué dans le monde : « C'est difficile à dire, parce que quand tu portes le maillot d'un club, tu te mets à ressentir les choses comme un supporter. Il n'y a pas un derby où, en marchant dans la rue la semaine d'avant, quelqu'un ne te dise pas "on va tuer la Juve..." ou qui que ce soit. Ou tu t'isoles et tu n'as aucun contact avec le monde extérieur.
Celui qui m'a le plus surpris par son côté inattendu, c'est Milan-Inter, parce que je pensais qu'il y avait... pas beaucoup, mais un peu de haine, et j'ai été surpris de voir qu'ils sont amis, qu'ils ont une bonne relation. La haine est un peu plus au nord. Je voyais une dame et un monsieur avec leurs maillots différents, dans la rue. Ou un père et son enfant. Au Portugal, c'est impossible ! Et en Turquie, je ne t'en parle même pas ! »
Sur ce qu'il pense de Simeone, qui avait dit qu'on ne devait pas juger un entraîneur qui ne gagne pas la Ligue des champions : « On dit tellement de bêtises dans une carrière... que si tu regardes en arrière, il n'y en a pas un parmi nous qui n'ait pas dit de bêtises. Ou des choses influencées par le moment... ou stratégiquement. On m'a appelé pour parler dans le documentaire sur Simeone et je n'ai pas hésité une seconde. On est rivaux, mais compagnons de guerre. »
Sur le format de cette super trêve qui arrive : « Ça ne plaît à personne, non ? Mais qu'est-ce qu'on peut y faire. Il reste quatre joueurs pendant 20 jours. Quatre joueurs. Ensuite, certains arriveront... trois jours avant Villarreal... ou deux... les Brésiliens reviennent d'Inde, comme Valverde. Les Européens ont quatre matchs difficiles. Et beaucoup. Dans mon cas, c'est dur, parce qu'ensuite viennent Villarreal et la Roma, à la suite. Mais ça veut dire qu'on a de bons joueurs. »
Sur la capacité de Tchouaméni à enchaîner deux matchs, et son absence avec la France : « Je n'ai eu aucune influence sur la décision qu'il n'y aille pas. On n'en a pas parlé avec Zidane. Ça m'a pris par surprise. Mais ils ont discuté et sont arrivés à la conclusion que le mieux pour lui était d'avoir le temps de faire la présaison qu'il n'a pas pu faire. L'entraîneur lui a communiqué qu'il comptait sur lui pour l'avenir, et ils se sont mis d'accord là-dessus, ce qui, pour nous, est un privilège. Parce qu'après le derby, il aura ses jours de repos et pourra revenir plus fort. »
Sur la note qu'il se donne après ces 100 premiers jours : « Ma note, c'est que j'ai donné le maximum. Et je pense que mon cas ne se limite pas à entraîner et faire jouer, mais à avoir une influence sur la construction du football d'un club. Ce n'est pas seulement entraîner, faire des changements... Je ne me mets pas de note, je ne pense pas qu'elle soit parfaite ni négative, mais celle que je me donne, c'est que j'ai donné le maximum. Le maximum. Et je vais en rester là. »
Sur le fait de savoir si le match de demain peut être un tournant : « Je ne suis pas pessimiste. Je ne pense ni en bien, ni en mal. Toi, tu peux me la poser en bien ou en mal, mais moi je ne répondrai que positivement. Et je ne dis rien de plus. »









