Il avait beaucoup à gagner durant ce rassemblement, et Eduardo Camavinga en a pleinement profité. Peu utilisé par José Mourinho depuis le début de saison et absent de la dernière Coupe du monde, le milieu de terrain arrivait chez les Bleus avec plusieurs choses à prouver. Quelques jours plus tard, sa situation paraît déjà différente. Redevenu important avec la France de Zinédine Zidane, le Madrilène a enchaîné les minutes et surtout retrouvé un rôle qui pourrait aussi avoir des conséquences positives à son retour à Valdebebas.
🇫🇷 Eduardo Camavinga face à la Belgique : • 88 minutes • 89 % de précision de passes • 8 récupérations • 4 interceptions • 6 contributions défensives • 4 duels gagnés • 11 passes dans le dernier tiers 🔥
Zidane lui redonne une place au coeur du jeu
Le premier signal fort était déjà arrivé avec sa convocation. Pour sa première liste à la tête des Bleus, Zidane avait choisi de rappeler Camavinga malgré son début de saison relativement discret au Real Madrid. Un choix significatif après son absence du Mondial, vécue comme une véritable déception par le joueur. Devant la presse, celui-ci avait d’ailleurs reconnu devoir progresser en matière de régularité pour s’installer durablement en sélection.
Zidane ne s’est pas contenté de lui offrir un retour symbolique. Camavinga a accumulé du temps de jeu tout au long du rassemblement. Selon AS, il totalise 116 minutes sur les rencontres disputées face à la Turquie, l’Italie et la Belgique. Une utilisation loin d’être anodine dans un secteur où le nouveau sélectionneur cherche encore la formule idéale pour donner davantage de maîtrise à son équipe.
Une prestation référence qui convainc Zidane
C’est surtout contre la Belgique que le joueur du Real Madrid a marqué des points. Titularisé à Bruxelles, Camavinga a disputé l’intégralité de la rencontre et livré une prestation aboutie. AS souligne notamment ses 94 % de passes réussies, un chiffre montant à 98 % dans le camp adverse, ainsi que son activité à la récupération. Sa complémentarité dans l’entrejeu a participé à fluidifier un jeu français parfois en manque de maîtrise.
Une performance qui a visiblement convaincu Zidane. « Je ne convoque pas des joueurs pour qu’ils ne jouent pas », avait expliqué le sélectionneur après la rencontre, dans des propos aussi rapportés par AS. Camavinga a ensuite continué à être utilisé lors des rendez-vous suivants. Face à l’Italie, il s’est même procuré deux tentatives dangereuses en fin de match, toutes deux repoussées par Gianluigi Donnarumma. C'est surtout hier soir, de nouveau contre la Belgique, qu'il a encore confirmé cette bonne dynamique. Comme le relaye Madrid Zone, avec un taux de passes réussies supérieur à 90 %, 8 récupérations et 4 interceptions notamment, Camavinga a affiché la maîtrise et l'activité qui lui avaient permis de marquer des points lors des précédentes rencontres.
Cette trêve internationale lui a ainsi permis de rappeler une qualité parfois oubliée ces derniers mois : lorsqu’il bénéficie de continuité et d’un rôle clairement défini, le français reste capable d’apporter beaucoup par son volume de jeu, sa capacité à casser des lignes et son impact physique.
Une excellente nouvelle pour Mourinho et le Real Madrid
Le grand bénéficiaire pourrait désormais être le Real Madrid. Depuis son arrivée sur le banc, José Mourinho n’a jamais caché sa confiance envers Camavinga malgré un début de saison irrégulier. AS expliquait récemment que le portugais travaillait justement à retrouver la meilleure version d’un joueur qui n’avait disputé qu’environ 38 % des minutes possibles avant la trêve.
La parenthèse internationale pourrait donc constituer un véritable déclic. Zidane lui a offert des responsabilités, du rythme, et surtout, une dose de confiance qui lui manquait depuis plusieurs mois. Même AS, dans un éditorial consacré au français, souligne que Mourinho et Zidane semblent partager la même conviction concernant son potentiel.
Pour Camavinga, le défi commence désormais à Madrid : transformer ce regain de confiance en continuité sous le maillot blanc. Après une trêve internationale particulièrement réussie, difficile en tout cas de trouver beaucoup de Madrilènes ayant davantage amélioré leur situation que lui.







