Huit points en sept journées, ça ne ressemble pas vraiment au début de saison d’une équipe de Ligue des champions. Villarreal en est pourtant une. Mais la tendance s’est tout de même inversée sur les deux dernières rencontres.
Après cinq journées sans gagner, le Sous-Marin jaune a enfin trouvé son rythme avant la trêve. Deux victoires, six buts marqués et un retour dans la première moitié du classement. De quoi arriver au Santiago Bernabéu avec un peu plus de certitudes qu’au début du mois de septembre.
José Mourinho ne s’est d’ailleurs pas arrêté à la neuvième place des Groguets. Selon lui, Villarreal possède moins de points que son niveau de jeu ne le mérite et finira par remonter au classement. Le Portugais a surtout rappelé l’urgence côté madrilène : après la défaite dans le derby, le Real doit reprendre les trois points. Avant le coup d’envoi, voici les trois choses à connaître sur la formation d’Iñigo Pérez.
🚨 José Mourinho : « Villarreal est un adversaire difficile. Ils jouent en Ligue des champions et évoluent à un haut niveau. Ils n'ont pas beaucoup de points, mais je suis sûr qu'ils les obtiendront. »
Villarreal s’est réveillé juste avant la trêve
Le début de saison a été franchement pénible. Villarreal n’avait pris que deux points lors de ses cinq premières rencontres de Liga. Une équipe qui avait notamment perdu à Alavés, puis à domicile contre le Deportivo La Corogne et le Betis. Entre-temps, le Borussia Dortmund était aussi venu lui rappeler le niveau de la Ligue des champions avec une victoire 3-2.
Le premier succès est finalement arrivé à Málaga. Menés dès la onzième minute, les hommes d’Iñigo Pérez n’ont pas paniqué. Alberto Moleiro a égalisé avant que Pape Gueye ne signe un doublé pour offrir une victoire 3-1 aux siens. Trois jours plus tard, même score contre Levante, cette fois avec des buts d’Ayoze Pérez, Moleiro et Georges Mikautadze.
Deux victoires ne suffisent pas à effacer tout ce qui s’est passé avant. Elles ont tout de même permis à Villarreal de souffler et de retrouver un peu de confiance. Iñigo Pérez a surtout utilisé cette coupure pour peaufiner son équipe, sans changer ce qu’il veut voir sur le terrain.
Au Bernabéu, son équipe ne viendra pas uniquement pour attendre. L’ancien entraîneur du Rayo veut presser haut et voir ses joueurs avancer avec confiance. Il sait que le Real Madrid cherchera rapidement la profondeur, mais assume le risque. Villarreal veut jouer son football, pas seulement survivre pendant 90 minutes.
Cette trêve a aussi permis au Sous-Marin jaune de récupérer plusieurs joueurs importants avant le déplacement à Madrid. Foyth et Santi Comesaña seront ainsi disponibles après avoir travaillé normalement pendant cette période. Tajon Buchanan sera en revanche absent en raison d’une blessure musculaire.
❝El parón nos ha venido para reequilibrarnos, situarnos y ver qué había sucedido desde el inicio del proyecto❞ — Iñigo Pérez 🎙️
Villarreal fait mal devant mais reste très friable
Les résultats restent irréguliers, mais Villarreal a largement de quoi faire mal devant. Le Sous-Marin jaune a marqué au moins deux fois lors de quatre de ses cinq dernières sorties toutes compétitions confondues. Pape Gueye est même son meilleur buteur en Liga avec trois réalisations. Derrière lui, Gerard Moreno, Nicolas Pépé, Georges Mikautadze et Alberto Moleiro en comptent déjà deux chacun.
Moleiro est sans doute celui qu’il faudra surveiller le plus. L’ancien de Las Palmas a déjà délivré trois passes décisives et touche énormément de ballons dans les trente derniers mètres. Il peut venir à l’intérieur, partir d’un côté ou se rapprocher de Mikautadze. Villarreal a donc plusieurs façons de créer du danger et ne dépend pas d’un seul joueur.
Le contraste est beaucoup moins flatteur derrière. Les Groguets n’ont toujours pas gardé leur cage inviolée cette saison, en huit matchs officiels. Ils ont encaissé douze buts en Liga, plus trois contre Dortmund en Ligue des champions. Même lors des deux victoires contre Málaga et Levante, ils ont encore concédé.
C’est sans doute là que se trouve leur principal point faible en ce début de saison. Iñigo Pérez aime voir son équipe jouer vers l’avant, mais elle laisse encore trop d’espaces dès qu’elle perd le ballon. Face à ce Real Madrid qui aime attaquer en transition, ce genre de déséquilibre peut vite devenir dangereux.
Le Bernabéu lui réussit rarement
Villarreal a déjà fait tomber le Real Madrid dans son antre. Seulement, ce n’est pas arrivé souvent. Le club de la Céramique n’a remporté que deux de ses quinze derniers déplacements au Bernabéu.
La première victoire récente remonte à janvier 2018. Pablo Fornals avait profité d’une contre-attaque dans les dernières minutes pour lober Keylor Navas et offrir un succès 1-0 aux siens. La seconde reste encore bien présente dans les mémoires madrilènes : en avril 2023, un doublé de Samuel Chukwueze avait permis au Sous-Marin jaune de s’imposer 3-2.
Depuis, le rapport de force a nettement tourné en faveur de la Casa Blanca. Les trois dernières confrontations à Madrid se sont terminées par trois victoires merengues : 4-1 en décembre 2023, 2-0 en octobre 2024 puis 3-1 la saison dernière. Le Real a même remporté les quatre derniers duels entre les deux équipes, domicile et extérieur confondus.
Ce bilan ne devrait pas changer l’approche d’Iñigo Pérez. Le technicien voit le Bernabéu comme l’endroit idéal pour montrer ce que vaut son équipe. Il imagine Villarreal capable de presser haut, d’avoir le ballon et de pousser les locaux à courir vers leur propre but. Ambitieux, peut-être même un peu risqué. Mais pas illogique quand on connaît ses principes.









