Le Real Madrid continue de prendre de l'épaisseur. En déplacement à Belgrade pour affronter le Maccabi Tel-Aviv, les hommes de Pedro Martínez ont signé leur quatrième victoire consécutive en Euroligue, la septième toutes compétitions confondues. Mais plus que le succès (99-113), c'est la manière qui interpelle.
Le Real a longtemps semblé subir son match. Dépassés défensivement et en difficulté pour contenir les initiatives du Maccabi, les Madrilènes ont compté jusqu'à 15 points de retard. Une situation qui aurait pu faire dérailler une équipe encore en construction en début de saison. Elle a finalement produit l'effet inverse.
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Changement de visage après avoir subi
Le tournant de la rencontre est d'abord venu de la défense. En montant nettement en intensité, le Real a commencé à couper les principales lignes de passe du Maccabi et à rendre beaucoup plus difficile le travail des attaquants israéliens. Cette agressivité retrouvée a immédiatement libéré l'autre moitié du terrain. Au lieu de forcer ses attaques, le Real a pu courir, mieux faire circuler le ballon et surtout trouver des tirs ouverts.
C'est là que la rencontre a basculé. Porté par Andrés Feliz et Timothe Luwawu-Cabarrot, puis par un Facundo Campazzo qui a progressivement pris le contrôle du match, les Merengues ont complètement effacé leur retard avant de prendre définitivement les commandes. Le meneur argentin a terminé avec 21 points et cinq tirs à trois points réussis, tandis que Feliz a ajouté 18 points et Luwawu-Cabarrot 15. Alberto Abalde a lui aussi pesé avec 15 points.
Le Real a surtout trouvé une réponse collective à la domination initiale du Maccabi, comme expliqué par Marca. C'est probablement le principal enseignement de cette rencontre : lorsque l'équipe espagnole hausse son niveau défensif, son attaque devient immédiatement beaucoup plus difficile à arrêter.
Pedro Martinez voit son idée prendre forme
Depuis le début de la saison, Pedro Martinez demande davantage de volume derrière l'arc. À Belgrade, ses joueurs lui ont difficilement donné tort. La Casa Blanca a inscrit 21 tirs à trois points sur 40, soit 52,5 % de réussite. Un nouveau record du club en Euroligue, quelques jours seulement après avoir déjà établi sa meilleure marque en Liga avec 20 tirs primés contre Bilbao, comme avancé par Marca.
Mais réduire cette performance à une simple soirée d'adresse serait trompeur. Les tirs madrilènes sont venus de profils et de situations différentes : Campazzo dans le rythme, Feliz dans les corners ou après circulation, Luwawu-Cabarrot dans les séquences de transition, Abalde en soutien.
Cette variété donne une autre dimension à l'adresse extérieure des Madrilènes. Les adversaires ne peuvent pas simplement fermer un joueur ou une zone : plusieurs joueurs sont désormais capables de sanctionner. Mettre 21 tirs primés est donc spectaculaire, mais vient surtout illustrer une évolution plus profonde dans le jeu madrilène.
Campazzo donne le ton, le collectif suit
Dans cette démonstration, Campazzo a retrouvé le rôle de patron qu'on lui connaît. Avec 21 points, cinq tirs à trois points réussis et cinq passes décisives, l'Argentin a été le principal déclencheur du Real dans les moments importants.
Le collectif a également confirmé son efficacité dans la circulation du ballon, avec 23 passes décisives pour seulement huit pertes de balle, deux chiffres qui résument assez bien la maîtrise affichée par la Maison Blanche une fois la rencontre retournée.
Après trois défaites pour commencer son parcours européen, le Real Madrid vient désormais d'enchaîner quatre victoires en Euroligue. Et surtout, cette remontée à Belgrade montre une équipe capable de répondre lorsqu'un match lui échappe. Le record à trois points attire forcément l'attention. Mais le véritable signal envoyé par cette victoire est ailleurs. Le Real Madrid de Pedro Martínez commence à avoir une identité claire, capable de transformer son agressivité défensive en une arme offensive redoutable.









