Le Real Madrid a remporté bien plus qu’un simple Clásico ce dimanche. Face au FC Barcelone, José Mourinho a remporté la bataille tactique contre Hansi Flick, en exploitant notamment les espaces laissés par la défense très avancée des Blaugranas. Selon une analyse publiée par AS, le technicien portugais avait parfaitement identifié les faiblesses de son adversaire et préparé un plan pour les exploiter.
Un milieu renforcé pour déjouer le pressing barcelonais
La première réussite de Mourinho réside dans sa composition de départ. En choisissant d’aligner Bernardo Silva et de renforcer son entrejeu plutôt que d’ajouter un attaquant, l’entraîneur madrilène a privilégié la maîtrise technique et l’équilibre collectif.
Ce choix s’est révélé particulièrement efficace face au pressing du Barça. Contrairement à certaines rencontres précédentes, le Real a accepté de prendre davantage de risques dans sa construction, en attirant volontairement les Barcelonais d’un côté du terrain avant de renverser le jeu vers l’autre.
Le côté droit madrilène servait notamment à attirer la pression adverse, avant de rechercher Cucurella sur le flanc opposé. Une stratégie facilitée par les difficultés de Lamine Yamal à accompagner les montées du latéral espagnol.
Dans l’entrejeu, Bernardo Silva a apporté sa qualité technique, tandis que Bellingham assurait la continuité du jeu. Arda Güler, davantage présent dans les zones intérieures du côté droit, a également profité de cette organisation pour exprimer sa créativité.
Une défense haute exploitée à merveille
L’autre élément central du plan de Mourinho concernait la ligne défensive particulièrement avancée du FC Barcelone. Fidèle à ses principes, Hansi Flick a maintenu un bloc haut, laissant d’importants espaces dans le dos de ses défenseurs.
Le Real Madrid a parfaitement exploité cette situation en multipliant les appels en profondeur et les projections depuis la deuxième ligne. Bellingham, Camavinga ou encore Diomandé ont régulièrement cherché à désorganiser la défense adverse, obligeant Cubarsí et Gerard Martín à intervenir dans des situations délicates.
La réussite madrilène s’est également construite sans ballon. Organisé dans un bloc médian-bas compact, le Real a limité les espaces dans sa propre moitié de terrain. Konaté et Huijsen ont sécurisé l’axe, Tchouaméni s’est distingué avec 11 récupérations et Cucurella a considérablement limité l’influence de Lamine Yamal.
Si Barcelone a dominé la possession (62 % contre 38 %), cette maîtrise est restée largement stérile. Selon les données présentées par AS, le Real Madrid a même généré davantage de buts attendus (1,69 xG contre 1,19), illustrant l’efficacité de son approche.
Deux buts qui résument parfaitement le plan de Mourinho
Les deux réalisations de Kylian Mbappé illustrent les différentes facettes de cette stratégie. Sur l’ouverture du score, le Real Madrid a construit une longue séquence collective de 20 touches de balle impliquant l’ensemble des joueurs, avant de profiter des espaces entre les lignes barcelonaises.
Le deuxième but témoigne d’une approche radicalement différente. Après une perte de balle adverse, Bellingham a initié une transition rapide, permettant à Camavinga de se projeter derrière la défense. Le Français a ensuite servi Mbappé, qui a conclu une action développée en quelques passes seulement.
Ces deux réalisations symbolisent la capacité du Real Madrid à alterner possession construite et transitions rapides, sans jamais renoncer à attaquer les espaces laissés par Barcelone.
Mourinho a ainsi réussi à imposer le scénario qu’il souhaitait à son adversaire. Face à un Barça désorganisé et trop souvent pris dans son dos, le Real Madrid a livré une prestation collective particulièrement aboutie. Une victoire tactique majeure pour le Portugais, qui semble également avoir trouvé, avec son milieu renforcé, une formule prometteuse pour la suite de la saison.









