Le Real Madrid pouvait difficilement rêver d’un meilleur mois d’octobre. Alors que son calendrier lui réservait plusieurs rencontres particulièrement compliquées, notamment un déplacement à Rome en Ligue des champions et un Clásico au Camp Nou, le club madrilène a répondu présent.
Cinq rencontres, cinq succès, les Merengues ont retrouvé de la confiance au moment où leur saison avait besoin d’un nouveau souffle. Mais cette série positive raconte également comment Mourinho semble progressivement avoir identifié les ajustements nécessaires pour donner une véritable identité à son équipe.
Un calendrier exigeant transformé en sans-faute
Sur le papier, le programme du mois d’octobre avait tout d’un véritable test pour le Real Madrid. Après la trêve internationale, les Madrilènes devaient affronter Villarreal, se déplacer sur la pelouse de l’AS Rome, recevoir Séville et le RB Leipzig, avant de terminer par un déplacement particulièrement attendu au Camp Nou. Cinq rencontres avec des enjeux différents, mais aucune véritable marge d’erreur.
Les hommes de Mourinho ont pourtant réalisé un sans-faute. Tout a commencé le 10 octobre avec une victoire contre Villarreal (1-0) au Bernabéu. Un succès précieux pour reprendre le championnat dans de bonnes conditions. Quatre jours plus tard, les Merengues ont ensuite vécu une soirée beaucoup plus spectaculaire à Rome. Menés dans la rencontre, ils ont finalement renversé la situation pour s’imposer 4-3 en Ligue des champions. Une remontée qui a notamment mis en évidence leur capacité à réagir lorsque le scénario leur échappe.
Le Real a ensuite confirmé cette dynamique face à Séville (4-1), le 18 octobre, avant de dominer le RB Leipzig sur le même score trois jours plus tard. Deux rencontres durant lesquelles l’efficacité offensive madrilène a particulièrement marqué les esprits. Au total, les Merengues avaient déjà inscrit treize buts avant même de se présenter au Camp Nou.
Restait alors le rendez-vous le plus symbolique de cette série. Le 25 octobre, le Real Madrid s’est imposé sur la pelouse du FC Barcelone (2-1), grâce à un doublé de Kylian Mbappé. Une victoire importante sur le plan sportif, mais également psychologique, face à un concurrent direct dans la course au titre. Cette série représente quinze buts inscrits en cinq rencontres. Un bilan qui confirme le retour en forme de l’attaque madrilène.
Un milieu de terrain repensé
Si les résultats sont particulièrement encourageants, les changements observés dans le jeu madrilène méritent tout autant d’attention. Depuis la reprise, Mourinho semble avoir revu certaines de ses convictions, notamment dans l’organisation de son milieu de terrain. Pendant plusieurs rencontres, le technicien portugais avait privilégié une association entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde. Deux joueurs capables d’apporter énormément d’intensité, de volume et de solidité, mais dont les profils relativement similaires limitaient parfois la créativité de l’équipe.
La rencontre face à la Roma a notamment constitué un premier tournant. Alors que son équipe était en difficulté, Mourinho a modifié son organisation et repositionné Valverde sur le côté droit. L’entrée de joueurs plus créatifs comme Endrick a permis à la Casa Blanca de retrouver davantage de solutions dans l’utilisation du ballon et de renverser la rencontre.
Cette réflexion s’est poursuivie contre Séville, puis face au Leipzig. Arda Güler a notamment été utilisé plus bas sur le terrain, tandis que Bernardo Silva a progressivement retrouvé une place importante dans les plans de son entraîneur. L’idée est désormais de mieux équilibrer le milieu madrilène en conservant l’impact physique de Tchouaméni tout en lui associant un joueur capable de créer, de conserver et de distribuer le ballon.
Une organisation qui a résisté au Camp Nou
Cette nouvelle approche s’est également manifestée au Camp Nou. Bernardo Silva a enchaîné une deuxième titularisation consécutive, tandis que Valverde a de nouveau occupé le poste de latéral droit. Les Merengues ont ainsi affiché une organisation plus équilibrée, avec davantage de maîtrise dans les premières relances. Pour Mourinho, il ne s’agissait plus simplement de faire jouer ses meilleurs individualités, mais de construire une équipe dont les qualités se complètent.
La question mérite désormais d’être posée. Après plusieurs semaines de réflexion, le technicien portugais semble avoir identifié une base de travail plus cohérente. Le Clásico a notamment permis de mesurer les progrès réalisés dans l’organisation collective. Face à un FC Barcelone habitué à monopoliser le ballon, le Real Madrid a su défendre avec discipline, fermer les espaces et se montrer dangereux dès qu’une opportunité se présentait.
Federico Valverde a notamment été précieux dans son rôle de latéral droit. Son activité, sa lecture des espaces et sa capacité à participer aux transitions ont apporté des garanties supplémentaires à Mourinho. Dans l’axe, l’association entre Tchouaméni et un joueur plus créatif a également permis de mieux équilibrer les différentes phases de jeu.
Mourinho a-t-il trouvé son onze ?
Faut-il pour autant considérer que Mourinho a définitivement trouvé son onze titulaire ? Pas encore. En conférence de presse retranscrite par AS, le technicien a lui-même expliqué qu’il ne souhaitait pas désigner une équipe de référence comme étant indiscutable. La concurrence reste importante et les prochaines semaines permettront de vérifier si cette nouvelle organisation peut résister à la répétition des rencontres.
Il existe néanmoins de véritables raisons d’être optimiste. Cette série de cinq victoires a permis au Real Madrid de retrouver de la confiance, de progresser dans tout les compartiments du jeu et de frapper un grand coup face à son principal rival. Leur succès au Camp Nou a également replacé les Madrilènes à trois points du FC Barcelone au classement.









