Le Real Madrid a une nouvelle fois joué avec le feu ce mercredi soir en Ligue des champions. Menés à deux reprises par une équipe grecque opportuniste, les hommes de José Mourinho ont dû batailler jusqu’au bout pour arracher les trois points. Malgré une nette domination dans la possession, les Madrilènes ont affiché plusieurs lacunes collectives, notamment défensives, avant de finalement faire la différence grâce à leurs individualités et à l’apport de leurs remplaçants.
Une défense fébrile malgré une domination territoriale
Si le Real Madrid a largement monopolisé le ballon, avec notamment 64 % de possession après l’heure de jeu, cette maîtrise n’a pas empêché les Madrilènes de souffrir face aux transitions rapides de l’AEK Athènes.
Dès les premières minutes, les Grecs ont montré leur capacité à se projeter rapidement vers l’avant. Après une première intervention importante de Courtois dès la 5e minute, Koita a ouvert le score à la 12e, profitant notamment des difficultés défensives de Cucurella.
Le latéral espagnol n’a pas été le seul à connaître une soirée compliquée. La charnière centrale composée de Rüdiger et Militão a également affiché plusieurs signes de fébrilité, peinant à contenir certaines offensives adverses. Plus haut sur le terrain, le manque d’implication de Vinícius Jr et Mbappé n’a pas facilité l’équilibre collectif.
Une fragilité qui s’est de nouveau manifestée à la 75e minute. Après une mauvaise entente entre les deux attaquants et une perte de balle du Français, l’AEK a lancé une contre-attaque conclue par Pilios, sur un service de Koita.
Deux buts encaissés sur des transitions rapides, qui soulignent les difficultés persistantes du Real Madrid à gérer les pertes de balle. Une problématique que la victoire finale ne doit pas masquer.
Une attaque Vinícius Jr-Mbappé toujours en manque d’automatismes
Malgré trois buts inscrits, l’animation offensive du Real Madrid a été loin de convaincre. Vinícius Jr et Kylian Mbappé semblent toujours éprouver des difficultés à se comprendre et à s’exprimer ensemble sur le terrain, multipliant les approximations et les situations mal négociées.
Le Brésilien, particulièrement discret, n’a que très rarement réussi à faire la différence sur son côté. Mbappé, malgré son égalisation à la 78e minute, a quant à lui manqué plusieurs occasions importantes, notamment une où il était passé devant la défense. Le ballon est alors envoyé sur la barre transversale à la 86e.
Ce but lui permet néanmoins de prolonger une série impressionnante : le Français a désormais marqué lors de 6 rencontres consécutives en Ligue des champions. Il se rapproche ainsi du record historique de Cristiano Ronaldo, qui avait trouvé le chemin des filets lors de 11 matchs de rang.
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Sur l’autre aile, Yan Diomandé a semblé bien esseulé par moments, rarement trouvé dans des conditions lui permettant d’exprimer pleinement ses qualités. Bien qu’il ait essayé jusqu’à son remplacement.
Dans ces conditions, difficile pour les milieux de terrain de tout assumer. Bernardo Silva, auteur d’une prestation convaincante, a multiplié les initiatives pour fluidifier le jeu. Jude Bellingham a également dû prendre ses responsabilités, inscrivant un superbe but d’une madjer avant de participer à l’égalisation de Mbappé.
Mais les milieux ne peuvent pas constamment compenser le manque de mouvement, de complémentarité et d’efforts défensifs des attaquants. Si le talent individuel permet encore au Real Madrid de faire la différence, l’animation offensive collective reste un chantier important pour José Mourinho.
Valverde et les remplaçants renversent une nouvelle fois la situation
Alors que le Real Madrid semblait se diriger vers un match nul, les changements opérés par José Mourinho ont finalement permis aux Madrilènes de faire la différence.
Entré à la 77e minute à la place de Bernardo Silva, Federico Valverde s’est mué en héros de la soirée. À la 90e minute, après une récupération de Camavinga dans le camp grec, Brahim Díaz a servi l’Uruguayen, auteur d’une frappe lointaine surpuissante pour offrir la victoire aux siens.
Ce dénouement s’inscrit d’ailleurs dans une longue tradition madrilène. Le Real Madrid est le club ayant inscrit le plus de buts à partir de la 90e minute dans l’histoire de la Coupe d’Europe, avec 49 réalisations, hors prolongations. Un chiffre qui illustre cette capacité des Merengues à faire basculer les rencontres dans leurs derniers instants.
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Un dénouement qui récompense aussi la montée en puissance d’Eduardo Camavinga. En difficulté durant la première période, le Français s’est montré beaucoup plus entreprenant après la pause, notamment grâce à ses projections balle au pied et son activité à la récupération.
Endrick et Brahim Díaz ont également apporté leur contribution dans les dernières minutes, le premier en offrant une occasion a Mbappé et le second en délivrant la passe décisive du but.
Comme face à l’AS Roma quelques semaines plus tôt, le Real Madrid a donc trouvé les ressources et le mental nécessaires pour renverser une situation délicate. Une nouvelle démonstration de caractère et de profondeur de banc, mais également un avertissement pour Mourinho : si les Madrilènes continuent de s’en sortir grâce à leurs individualités, les failles collectives restent bien présentes.









