Le Real Madrid vit un moment de tension interne. Si les résultats globaux demeurent positifs en championnat et la qualification en bonne voie pour les huitièmes de finale de Ligue des champions, les récents contretemps à l’extérieur, notamment la défaite à Anfield et le nul contre le Rayo Vallecano, ont fait naître un malaise.
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La direction du club s’interroge ainsi sur la gestion de l’équipe par Xabi Alonso, dont l’autorité semble fragilisée, pointe ELDEBATE.
Un système qui peine à s’imposer au Real Madrid
Recruté pour son style séduisant avec le Bayer Leverkusen en instaurant un pressing haut et un jeu collectif intense, Xabi Alonso n’est pas encore parvenu à imposer pleinement sa philosophie.
Les consignes de pressing et de coordination ne sont que partiellement appliquées, et certains cadres peinent à adhérer à son approche. En conséquence, le Real Madrid s’est montré inconstant à l’extérieur, notamment lors des matches à forte intensité.
Le principal point de tension concerne la dépendance offensive à Kylian Mbappé. Lorsque le Français n’est pas à son meilleur niveau, l’ensemble du système offensif semble perdre son efficacité. Le club en a fait l’un des constats majeurs de son analyse technique interne.
Entre polémiques arbitrales et autorité contestée
Les polémiques arbitrales se poursuivent, avec notamment deux penalties non sifflés à Vallecas qui n’ont fait qu'alimenter la frustration, mais elles ne suffisent pas à expliquer les lacunes constatées. En interne, on reproche à Xabi Alonso de ne pas avoir pris les décisions fortes attendues : certains joueurs en méforme conservent leur statut, tandis que des jeunes en réussite, comme Gonzalo ou Endrick, restent condamnés au banc de touche.
Cette hiérarchie figée a créé un malaise concret. Plusieurs anciens du club rappellent qu’un entraîneur du Real Madrid doit savoir imposer son autorité face au vestiaire, sous peine d’en perdre le contrôle.
La trêve internationale offrira au technicien basque un moment crucial de réflexion. Avec ses dirigeants, il devra analyser et soulever les causes du ralentissement collectif et redéfinir ses priorités.
Le Real Madrid garde une avance confortable, mais ses deux derniers matchs sans but sont un signal fort. Dans un club où l’exigence est permanente, l’immobilisme n’est pas une option.
Djamel Bennacer









