Enrique Cerezone manque jamais un grand rendez-vous, surtout lorsqu'il s'agit de croiser le fer avec l'éternel rival. Le président historique de l’Atlético de Madrid est bien présent à Djeddah pour accompagner son équipe avant la demi-finale explosive de la Supercoupe d’Espagne face au Real Madrid. À quelques heures de ce derbi qui déterminera l'adversaire du FC Barcelone en finale, le dirigeant des Colchoneros a multiplié les déclarations, oscillant entre respect de l'adversaire et volonté farouche de redresser la barre pour son club.
Au micro des journalistes présents en Arabie saoudite, Cerezo a d'emblée abordé le sujet qui monopolise l'attention médiatique : le forfait de la star madrilène. « C’est dommage que Mbappé n’ait pas pu venir », a-t-il lâché avec un fair-play notable. Cette remarque n'est pas anodine. Elle souligne le respect des dirigeants rivaux envers le talent du Français, mais aussi la conscience que battre le Real Madrid avec toutes ses armes a toujours une saveur particulière.
Pour l'Atlético, l'absence du numéro 10 change la donne tactique, mais Cerezo sait que le danger viendra d'ailleurs, tant l'effectif merengue regorge de ressources.
Enrique Cerezo veut relancer une saison en dents de scie
Pour l’Atlético de Madrid, ce duel représente bien plus qu’une simple opportunité de trophée. C'est une question de survie et de dynamique. Enrique Cerezo l'a avoué sans détour : « Nous devons nous reconduire après une Liga comme ça… ». Cette phrase lourde de sens fait écho à la saison jugée trop irrégulière des hommes de Diego Simeone en championnat.
Face au Real Madrid, une équipe expérimentée et programmée pour ces sommets, la pression semble paradoxalement peser davantage sur les épaules des Rojiblancos, qui ont besoin d'un match référence pour lancer définitivement leur année 2026. Cerezo a également tenu à rappeler la nature imprévisible de ces confrontations.
Selon lui, « chaque derbi est différent, surtout dans une compétition de ce type ». Cette prudence verbale confirme que le statut de favori, logiquement attribué aux champions d'Europe, ne garantit rien sur 90 minutes (ou plus). Cependant, Enrique Cerezo est conscient que le Real Madrid aborde ce choc avec un avantage psychologique certain, fort de son habitude à gérer les matchs couperets sans trembler.
Les tirs au but, le fantôme que veut chasser l’Atlético
Le dirigeant a enfin abordé un sujet sensible, véritable traumatisme pour les supporters de l'Atlético : la séance de tirs au but. L'histoire récente entre les deux clubs est marquée par des dénouements cruels pour les voisins du Metropolitano. « Nous avons de mauvaises expériences avec les penalties en Europe, mais Djeddah n’est pas l’Europe », a-t-il philosophé, tentant d'exorciser les démons du passé, notamment ceux de la finale de Ligue des Champions à Milan ou de la Supercoupe 2020 disputée ici-même.
Dans ce domaine, le Real Madrid conserve une marge de sécurité théorique grâce à son vécu et à la sérénité de ses gardiens dans les moments critiques. À quelques heures du coup d'envoi, le message est clair : même privé de son arme fatale Kylian Mbappé, le club de Chamartín reste la montagne que l’Atlético doit gravir. La Maison Blanche compte sur son expérience, sa profondeur d’effectif et son sang-froid légendaire pour imposer sa loi et rejoindre le Barça en finale.











