Le Real Madrid continue de montrer sa défiance envers les entraîneurs espagnols. Malédictions, coup du sort, incompétence ou manque de confiance : le sort des entraîneurs espagnols au Real Madrid est souvent terrible. Xabi Alonso, arrivé l’été dernier en provenance du Bayer Leverkusen pour succéder à Carlo Ancelotti, quitte le club après seulement sept mois à la tête de l’équipe première, avec un bilan de 25 victoires, 4 nuls et 5 défaites en 34 matchs.
Sa destitution, officialisée lundi après la Supercoupe d’Espagne, confirme une tendance historique sous la présidence de Florentino Pérez, montrant que très peu d’entraîneurs espagnols réussissent à prolonger leur mandat au Real Madrid. Depuis Vicente del Bosque, seul entraîneur espagnol à avoir réussi à imposer une période prolongée et victorieuse, les autres ont connu des mandats courts et souvent compliqués dévoile Iusport. Del Bosque, en poste entre 1999 et 2003, a dirigé 185 matchs et remporté six titres majeurs, devenant une figure historique du club. Tous ses successeurs espagnols ont, en comparaison, eu des séjours éphémères.
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Une succession d’échecs pour les coachs espagnols au Real Madrid
José Antonio Camacho, en 2004, n’a tenu que six matchs. Son passage, durant l’ère des « Galactiques », a été marqué par l’impossibilité de gérer le vestiaire et l’effet limité de ses décisions sur les stars de l’équipe. Mariano García Remón, successeur de Camacho, a dirigé l’équipe pendant un peu plus de trois mois avant d’être remplacé par le Brésilien Vanderlei Luxemburgo. Juan Ramón López Caro, dernier technicien espagnol avant la première étape de Florentino Pérez, n’a jamais dépassé quelques mois à la tête du club indique Iusport.
Rafa Benítez, nommé après avoir remporté plusieurs succès à l’étranger, notamment à Liverpool où il a disputé deux finales de Ligue des champions dont la victoire lors du « miracle d’Istanbul » en 2005 et sa victoire aux tirs au but contre le Milan AC a connu un mandat relativement plus long, mais n’a tenu que 25 matchs. Ce qui équivaut à peu près au même nombre de matchs que Xabi Alonso, et l’on peut y constater certaines similitudes, notamment une relation compliquée avec les joueurs, comparable à ce que semble avoir vécu Xabi Alonso rapporte Iusport.
Avant d’être remplacé par Santiago Solari (pour l’intérim), Julen Lopetegui, choisi après le départ de Zidane, n’a pas fait mieux : nommé sélectionneur espagnol avant la Coupe du Monde 2018, il a été limogé après seulement 14 matchs et 137 jours de poste, enregistrant six défaites et deux nuls, les pires statistiques pour un entraîneur espagnol sous Pérez après Camacho.
Florentino Pérez a choisi sept entraîneurs espagnols (huit avec Álvaro Arbeloa en intérim) au total depuis le début de ses mandats. Tous, sauf Del Bosque, ont connu des passages courts, marqués par la difficulté à gérer un vestiaire composé de stars internationales et par l’exigence extrême du club pour obtenir des résultats immédiats.
Avec le départ de Xabi Alonso, le Real Madrid retourne à l’intérim avec Álvaro Arbeloa, formé au club, qui devient le quinzième entraîneur choisi par Florentino Pérez. Cette succession de passages courts d’entraîneurs espagnols met en lumière la difficulté d’imposer une vision durable dans un club où le résultat prime sur le projet et confirme la pression constante exercée par la présidence sur le moindre échec des techniciens nationaux.
Ilyes Belala











