Le Real Madrid a officialisé lundi le licenciement de Xabi Alonso. Une décision qui a surpris jusque dans l’entourage du technicien basque. Arrivé l’été dernier pour initier un nouveau cycle après Carlo Ancelotti, l’ancien milieu madrilène quitte le club après seulement sept mois à la tête de l’équipe première.
Si son nom était fragilisé depuis plusieurs semaines, notamment après la défaite contre le Celta de Vigo en décembre ou encore celle contre Manchester City, peu imaginaient une rupture immédiate après la finale de la Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone. Selon plusieurs sources concordantes, Xabi Alonso ne s’attendait pas à une décision aussi rapide, d’autant que le contenu du match, bien que perdant, n’avait pas été jugé comme le plus mauvais de la saison. C’est dans ce contexte tendu et confus que se sont déroulées les dernières heures du technicien à Valdebebas.
Dans El Larguero sur la Cadena SER, le journaliste Antón Meana a livré des éléments précis sur la situation vécue par Xabi Alonso. Après le retour d’Arabie saoudite, le staff est rentré à Madrid avec « la sensation d’avoir été compétitif, mais pas suffisamment ». Meana rappelle également un point crucial sur le profil de l’entraîneur : Xabi Alonso ne filtre pas, n’a pas d’entourage médiatique et cherche à rester à distance du bruit extérieur, une ligne de conduite adoptée depuis son départ du Bayer Leverkusen.
Malgré cela, des proches de son staff ont permis de comprendre le contenu de la dernière réunion avec la direction. Lors de cet échange, Xabi Alonso aurait fait passer un message clair et alarmant au club : selon lui, donner trop de pouvoir aux joueurs a constitué le principal problème de son passage au Real Madrid. En effet, le technicien estime ne pas s’être senti totalement soutenu, notamment dans la gestion du vestiaire.
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Xabi Alonso dénonce la sacralisation des joueurs du Real Madrid
Toujours selon Antón Meana, Xabi Alonso considère qu’il est impossible de contrôler un vestiaire lorsque le club se positionne systématiquement du côté des joueurs, y compris sur des décisions sportives. Cette situation aurait, selon lui, réduit son autorité sur le banc. Le journaliste ajoute que l’entraîneur pensait encore, à Noël, que la situation pouvait s’arranger.
Des « signaux positifs » ont cependant été observés fin décembre, laissant donc envisager une seconde partie de saison plus stable et une lutte pour les titres. Toutefois, les événements récents l’ont conduit à penser que la décision de son éviction était déjà prise depuis un certain temps, et que ses derniers jours en Arabie saoudite ont davantage ressemblé à une période d’attente qu’à un projet sportif réel de la part du club.
Ces révélations sont renforcées par les informations dévoilées sur DAZN. Dans l’émission DAZN Transfer, Rubén Martín affirme que, le jour même de son licenciement, Xabi Alonso faisait encore des plans comme s’il allait continuer à entraîner le Real Madrid, preuve de la surprise provoquée par la décision. Plus marquant encore, le journaliste indique que le vestiaire était, à ce moment précis, plus proche de Xabi Alonso qu’à n’importe quel autre moment de son passage au club.
Une donnée qui nuance fortement l’idée d’une rupture totale avec les joueurs. De son côté, le journaliste S. Quirante évoque la possibilité que Vinicius Jr ne publie aucun message d’adieu, un silence qui ne serait pas nécessairement révélateur d’un conflit, mais plutôt du contexte particulièrement opaque entourant cette séparation. Xabi Alonso quitte ainsi le Real Madrid avec un bilan de 25 victoires, 4 nuls et 5 défaites en 34 matchs, laissant derrière lui un projet interrompu prématurément, au terme d’une décision qui, selon les informations disponibles, semblait actée bien avant son officialisation.
Ilyes Belala











