Arbeloa est désormais l’homme chargé de relancer le Real Madrid après le départ de Xabi Alonso, et la tâche s’annonce complexe. L’ancien défenseur, promu entraîneur de l’équipe première, hérite d’un club en pleine recomposition, où les tensions entre joueurs et staff ont récemment été très visibles. La succession de Xabi Alonso a mis en lumière un problème récurrent : ce n’est peut-être pas l’entraîneur qui fait défaut, mais l’état d’esprit et la cohésion de l’effectif.
Selon Pedja Mijatovic, ancien joueur et directeur sportif du Real de 2006 à 2009, certains cadres ont perdu un peu de faim, et les joueurs ont parfois eu du mal à comprendre la méthodologie d’Alonso. Cette situation a conduit à des incompréhensions visibles sur le terrain et à une perte de fluidité dans le jeu, alimentant des critiques et des doutes au sein du club de la capitale espagnole. Le véritable enjeu pour Arbeloa sera donc de reconnecter l’équipe autour d’un objectif commun et de restaurer la discipline et l’envie de victoire.
Le départ de Xabi Alonso illustre parfaitement le contexte dans lequel Arbeloa prend ses fonctions, d’après AS. Mijatovic souligne que les joueurs n’ont pas toujours compris les choix tactiques du Basque, comme certains changements surprenants lors des matchs, notamment lors de la finale de la Supercoupe.
« Les joueurs avaient l’air de se demander ‘que faisons-nous maintenant ?’ », expliquait-il, rappelant que la communication entre l’entraîneur et l’effectif n’était pas optimale, rapporte AS. Il insiste également sur le fait que ce n’est pas la faute des joueurs, mais plutôt un problème de connexion entre le staff et le groupe. Cette situation a rendu la tâche d’Alonso plus difficile et a contribué à sa fin prématurée au Real Madrid, laissant la voie libre à Arbeloa pour imposer sa propre vision du jeu et de la gestion humaine.
Arbeloa face à l’effectif madrilène...
Selon la légende yougoslave, la nomination d’Arbeloa a été quelque peu précipitée, mais l’ancien joueur madrilène a montré de belles qualités lors de sa conférence de présentation. « Il était fantastique, très participatif, très sûr de lui et détendu », explique Mijatovic.
Cette confiance est essentielle pour un entraîneur débutant à ce niveau, car elle lui permet de gérer un vestiaire parfois difficile et exigeant. Le fait qu’Arbeloa connaisse parfaitement la maison blanche, ayant été un joueur emblématique du club et ayant travaillé avec l’équipe réserve, constitue un avantage majeur. Le Real Madrid devra néanmoins s’adapter à ses choix et suivre sa méthode pour retrouver stabilité et performance, révèle AS.
Le défi pour Arbeloa ne se limite pas à son expérience ou à sa tactique, mais repose surtout sur la motivation et la cohésion de l’effectif pour la suite de la saison. En effet, les joueurs doivent redevenir affamés de victoire et s’aligner sur les exigences du nouvel entraîneur. Mijatovic conclut : « Ce n’est pas l’entraîneur le problème, c’est l’effectif. Mais je pense qu’Arbeloa peut faire un bon travail. Il sait ce qu’il veut et connaît la maison. Nous lui souhaitons beaucoup de chance ».
Le succès de cette nouvelle étape du Real Madrid dépendra donc autant de l’autorité et de la vision d’Arbeloa que de la capacité des joueurs à répondre présents et à retrouver l’ambition qui a toujours caractérisé le club, double détenteur de 15 Ligue des champions.
Ilyes Belala











