Dès l’entame, le ton est donné. Le Real Madrid impose un rythme élevé, partage le ballon avec fluidité et affiche une adresse exceptionnelle. Cette victoire n’est pas seulement le fruit d’une soirée d’euphorie offensive, mais bien le résultat d’un bon collectif, sûr de ses forces et capable de frapper fort sur de longues séquences. Le score monte rapidement, porté par un Trey Lyles incandescent, auteur de 17 points, dont une série dévastatrice dans le deuxième quart-temps. Son apport symbolise parfaitement ce Real en confiance : agressif, juste et clinique.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et confirment l’impression visuelle. 72 % de réussite à deux points, 57 % derrière l’arc, une domination nette au rebond, 25 passes décisives et une évaluation collective stratosphérique. Seul Deck est resté muet, tandis que onze joueurs ont contribué au scoring, dont six en double chiffre. Une donnée essentielle qui souligne la profondeur et l’équilibre de l’effectif.
Au-delà du score, ce match confirme une tendance observée ces dernières semaines. Après la victoire solide face au Barça et la remontée autoritaire contre Valence, le Real a clairement passé un cap. Défensivement plus rigoureux, offensivement plus fluide, le groupe dégage une sérénité nouvelle, reflet du travail de Scariolo. Le technicien italien, fidèle à lui-même, s’est montré mesuré après la rencontre, reconnaissant néanmoins que, cette fois, la copie était proche de la perfection.
L’écart était déjà conséquent à la pause (54-36), fruit d’une première période maîtrisée, où Abalde s’est notamment illustré par son impact et son agressivité. Dès la reprise, le Real a définitivement éteint tout suspense avec un 62-39 cinglant. Milan, pourtant redoutable à trois points lors du match aller en Italie, a cette fois été totalement neutralisé (32 % de réussite), là où Madrid a renversé la tendance (57 %).
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Un signal fort du Real Madrid avant le choc face à Monaco
Selon les informations du quotidien AS, la fin de rencontre a permis à Scariolo de gérer les temps de jeu, offrant du repos à Campazzo, Hezonja ou Tavares, tout en valorisant des joueurs en pleine ascension comme Kramer et Len. L’ailier allemand confirme sa montée en puissance, entre intensité défensive, impact offensif et attitude irréprochable.
Cette victoire est plus qu’un succès de prestige : elle envoie un message clair à l’Euroligue. Avant un nouveau test majeur face à l’AS Monaco, le Real Madrid avance avec confiance.
Enzo Teixeira









