Sans révolution, Alvaro Arbeloa a redonné de la cohérence à une équipe qui doutait, surtout loin du Bernabeu. Le succès à La Ceramica a valeur de signal. Parce qu’il s’agissait d’un adversaire exigeant, bien installé dans le haut du classement, et parce que les Merengues y ont montré une maîtrise défensive absente ces dernières semaines. Villarreal n’a frappé que huit fois, avec un seul tir cadré, sans jamais réellement inquiéter Courtois. Le groupe semble mettre en pratique les idées du néo-coach. Défendre avant de penser à accélérer. Un principe basique, mais redevenu essentiel.
Les chiffres confirment cette impression visuelle, comme rapporté par AS. Deux matchs de Liga, deux victoires, deux clean sheets depuis l’arrivée d’Arbeloa. Le Real Madrid compte désormais dix matchs sans encaisser en championnat, meilleur total de Liga, avec seulement 17 buts concédés. Courtois, célébrant à Villarreal son 150e clean sheet en Liga, a vécu une soirée tranquille, preuve que l’harmonie collective fonctionne de nouveau.
Arbeloa a transformé le Real Madrid en collectif
La solidité retrouvée ne s’arrête pas à la ligne défensive. Elle commence beaucoup plus haut sur le terrain. À La Ceramica, le Real Madrid a de nouveau affiché un pressing collectif cohérent, coordonné, que l’on n’avait plus vu depuis plusieurs semaines. Mbappé et Vinicius Jr, souvent pointés du doigt pour leur implication sans ballon, ont montré l’exemple. Les deux attaquants ont multiplié les courses défensives, déclenché le pressing et accompagné le repli, donnant le ton à un bloc bien plus compact. Federico Valverde l’a résumé après la rencontre : quand les onze joueurs courent ensemble, la Casa Blanca devient beaucoup plus difficile à manœuvrer.
Cette implication collective a aussi permis de relancer plusieurs individualités en perte de repères. Vini Jr, en particulier, semble avoir retrouvé une liberté et une confiance qui se traduisent dans ses chiffres comme dans ses attitudes. Plus entreprenant, plus constant dans ses dribbles, il est à l’origine de l’ouverture du score à Villarreal après un débordement tranchant.
Dans le même temps, Arbeloa a remis Arda Güler et Franco Mastantuono au cœur du projet. Tous deux avaient disparu de la rotation ces dernières semaines, mais leur activité et leur justesse confirment que le message est passé. La Maison Blanche avance désormais avec un groupe impliqué et solidaire. En deux semaines, Arbeloa n’a pas tout réglé, mais il a restauré l’essentiel.
Bruno DE OLIVEIRA











