Le Real Madrid Castilla y a cru. Après avoir encaissé trois buts en moins de 25 minutes à Tenerife, le Castilla a trouvé les ressources pour se relever et revenir à un souffle de l’exploit. Mais au Heliodoro Rodríguez López, la remontée s’est arrêtée à la frontière la plus cruelle du football moderne : la VAR.
Le scénario a d’abord tourné au cauchemar. Face à un CD Tenerife en pleine confiance, le Castilla a explosé en 23 minutes. De Miguel, Alassane puis Enric Gallego ont puni chaque erreur d’un bloc blanc trop friable à la relance. Comme à l’aller au Di Stéfano, Tenerife n’a ni temporisé ni tremblé : récupération haute, projection immédiate, efficacité maximale. À 3-0, la montée directe semblait déjà se dessiner pour les hommes d’Alvaro Cervera.
Mais le Real Madrid Castilla a refusé de sombrer. Avant la pause, Zuniga a réduit l’écart après une action de grande classe initiée par Thiago Pitarch. Puis un penalty, juste avant la mi-temps, aurait pu tout relancer… mais Dani Martín a sorti une parade décisive. Au retour des vestiaires, Palacios a transformé un nouveau penalty (3-2, 47e), rallumant l’espoir. Pendant une demi-heure, le Castilla a dominé, pressé, cru à l’égalisation. Le match avait basculé.
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Une remontée impossible pour le Castilla
Tout s’est figé à la 82e minute, comme le rapporte AS. Sur un duel entre Joan Martinez et Nacho Gil, l’arbitre a d’abord laissé jouer avant d’être appelé par la VAR. Après visionnage au moniteur, le défenseur central a été expulsé. Une décision lourde, vécue comme un coup de massue par un Castilla alors lancé dans sa meilleure phase. Réduit à dix, le fil s’est rompu. Dans le temps additionnel, Tenerife obtient un penalty, transformé par Gaston Valles, scellant définitivement la rencontre (4-2).
Le résultat laisse plusieurs lectures. Tenerife confirme qu’il est un géant de la catégorie, fort de six victoires consécutives et désormais large leader avec douze points d’avance sur son poursuivant. Pour le Castilla, en revanche, la soirée est cruelle : malgré une réaction pleine de personnalité, l’équipe sort des places de playoffs pour un point. Julian Lopez de Lerma, toujours sans victoire depuis sa prise de fonction, repart avec un sentiment mêlé. Le football était là, la révolte aussi, mais l’expérience a manqué au moment clé.
Bruno DE OLIVEIRA











