Le licenciement de Xabi Alonso a produit un électrochoc au sein du vestiaire du Real Madrid. Le natif de Tolosa avait perdu une partie de son groupe, qui avait fait part d’un certain niveau d’insatisfaction et d’incompréhension au regard d’une série de consignes tactiques et d’une certaine manière de transmettre les idées. Le résultat était sans appel : l’ancien entraîneur du Bayer Leverkusen ne pouvait plus imprimer son jeu et se contentait d’assurer une certaine diplomatie vis-à-vis du vestiaire.
Cependant, il fallait endiguer ce malaise et la direction madrilène a pris le parti de soutenir ses joueurs stars. Par conséquent, ces derniers ont obtenu gain de cause dans leurs doléances puisque le technicien basque a été remplacé par son ex-coéquipier, Álvaro Arbeloa. Toutefois, ce choix fort de l’état-major merengue semble aussi relever d’un message subliminal : la responsabilité des résultats incombe désormais aux joueurs.
Suite à l’élimination face à Albacete en Coupe du Roi, les sifflets du Bernabéu lors de la réception de Levante ont retenti comme un coup de tonnerre. Depuis, la dynamique est inversée et la Maison Blanche reste bien engagée dans les deux compétitions majeures qui lui restent, à savoir en Liga et en Ligue des champions. Sauf débâcle sur la pelouse de Benfica, le club blanc devrait bien conserver sa place dans le top 8 de la C1 et valider son ticket pour les huitièmes de finale. En championnat, le club de la capitale espagnole ne compte qu’un seul petit point de retard sur le Barça.
Ainsi, Alvaro Arbeloa procure un certain espoir chez les supporters du Real Madrid. Plus qu’un simple entraîneur intérimaire, le technicien espagnol parvient à concerner l’intégralité de son équipe et à diffuser ses idées. En effet, The Athletic affirme que les tensions au sein du vestiaire se sont évaporées et que l’ambiance s’est nettement améliorée. Cela se lit sur le terrain avec un état d’esprit collectif qui en surprend plus d’un.
Plus d’intensité, une défense qui s’améliore mais le Real Madrid reste sur un fil
Les joueurs se sont montrés engagés, avec un pressing plus efficace et des ballons récupérés dans des zones dangereuses. Certes, l’équipe a manqué de précision et de justesse dans les derniers mètres pour conclure les transitions rapides, mais l’investissement est à souligner. L’intention du coach espagnol est claire : il ne compte pas dénaturer ses joueurs et veut miser sur leurs atouts. La contre-attaque devrait être une arme non négligeable au cours de cette deuxième partie de saison.
« Évidemment, je ne pense pas pouvoir aller à l’encontre de la nature des joueurs. Je dois essayer d’en tirer parti. Nous avons de nombreux joueurs qui dominent l’espace, sont très rapides et capables de prendre de bonnes décisions. C’est là qu’ils font la différence, et ce sera l’une de nos armes tout au long de la saison. », avait déclaré Alvaro Arbeloa en marge du succès face au sous-marin jaune.
Autre élément important : l’équipe ne s’est pas reposée sur ses lauriers après l’ouverture du score de Mbappé en tout début de seconde période. Lors du second acte, le Real Madrid a poursuivi sa domination par une possession importante (59%), tout en menant au tableau d’affichage. Synonyme d’une grosse intensité du début jusqu’à la fin de la partie, qui n’a pas permis à Villarreal de déployer ses attaques dans des conditions idoines. Face au troisième du championnat espagnol, la défense du Real Madrid n'a concédé que 8 tirs, dont un seul cadré.
Néanmoins, la défense alimente les inquiétudes et peut être une véritable épine dans le pied. Lors de la victoire large face à Monaco (6-1), l’adversaire a tiré vingt fois au but, avec un nombre de tirs cadrés (6) supérieur à celui du Real Madrid. Soit une statistique particulièrement dissonante quand on connaît l’abysse du résultat final. The Athletic rapporte que le staff du Real Madrid se montre particulièrement préoccupé par les absences prolongées et les fragilités chroniques des défenseurs suivants : Antonio Rüdiger, Éder Militão, Ferland Mendy, Dani Carvajal et Trent Alexander-Arnold.
Pour l’instant, l’état d’esprit de l’équipe est conquérant mais il faut l’observer sur la durée. Les bonnes intentions avaient aussi existé lors des débuts de Xabi Alonso, avant que les choses ne tournent au vinaigre. Il conviendra d’observer l’attitude des joueurs dès lors que le doute s’immiscera.
Aris Aid











