En l'espace de seulement quatre jours, le Real Madrid est passé des sommets aux abysses. Après une performance solide et convaincante à Vilarreal, les Merengues ont subi une déroute humiliante à Lisbonne, face à un Benfica conquérant. Le Estádio da Luz, lieu emblématique pour les Madrilènes en raison de la finale de la Ligue des champions 2014, s'est transformé en une véritable prison pour l'équipe dirigée par Arbeloa. José Mourinho, l'ancien coach du Real Madrid, a orchestré cette débâcle en tant que maître des lieux, imposant un style audacieux et pressant qui a mis à nu les faiblesses défensives des visiteurs.
Le score final, 4-2 en faveur de Benfica, ne reflète pas pleinement l'ampleur de la supériorité portugaise. Les statistiques sont accablantes pour le Real Madrid : 22 tirs au total subis, dont 12 cadrés, surpassant même les 9 tirs à Anfield plus tôt dans la saison. Thibaut Courtois, le gardien belge, a réalisé pas moins de sept arrêts, dont certains spectaculaires, comme cette parade acrobatique à main opposée pour dévier un tir puissant de Prestianni. Pourtant, même lui n'a pas pu empêcher la catastrophe, apparaissant plus humain que divin cette fois-ci. Les chiffres défensifs du Real Madrid sont les pires de sa campagne 2025-26 en Ligue des champions.
L'équipe n'a récupéré que 44 ballons, contre 61 face à Monaco et 57 contre Villarreal. Moins de duels réussis (15 contre 22 à la Cerámica), une domination aérienne réduite à 50 % (contre 66 % précédemment), et une mobilité défaillante : les joueurs de Benfica ont parcouru 152 kilomètres, soit 10 de plus que les 142 des Madrilènes, comme le souligne AS. Cela équivaut à un kilomètre supplémentaire par joueur de champ pour les locaux. Dans ces conditions, rivaliser en Europe devient une mission impossible, surtout quand la possession n'est pas au rendez-vous. Benfica a adopté une approche audacieuse et sans complexes.
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Un Real Madrid désuni et désorganisé
L'ensemble de l'équipe a semblé désorganisé, courant après le ballon sans efficacité, laissant les Portugais mieux positionnés sur chaque action. Les Madrilènes, qui visaient une qualification aisée en Champions League, se retrouvent désormais sous pression. Mourinho, avec son Benfica dynamique, a rappelé pourquoi il reste une figure incontournable du football européen, capable de transformer une équipe en machine à presser. Au-delà des individualités, c'est l'approche collective qui interroge.
Le Real Madrid a semblé fatigué, moins intense, comme si les efforts récents avaient laissé des traces. Les 10 kilomètres de moins courus soulignent un manque de fraîcheur physique, peut-être amplifié par un calendrier chargé. Courtois, malgré ses exploits, ne peut pas tout sauver seul.
Les dirigeants et le staff technique devront analyser ce désastre pour rebondir rapidement. Cette rencontre met en lumière les fragilités persistantes du Real Madrid en phase défensive. Concéder 12 tirs cadrés est inacceptable pour un club de ce calibre. Les fans, habitués aux miracles du Belge, espèrent un sursaut lors des prochains matchs.
En conclusion, cette soirée lisboète est un avertissement pour le Real Madrid. Malgré les sept parades de Courtois, la défense a craqué, exposant des lacunes criantes. Mourinho a réussi à qualifier son équipe pour les barrages, tandis que les Merengues rentrent bredouilles, avec des questions urgentes à résoudre pour la suite de la compétition.
Gjon Haskaj











