Le Real Madrid s’est imposé 0-1 sur la pelouse du SL Benfica en barrage aller de Ligue des champions, une victoire précieuse mais révélatrice d’un chantier encore ouvert : l’organisation sans véritable chef d’orchestre. Comme l’explique le quotidien AS, la Maison Blanche montre une organisation collective solide, mais sans véritable organisateur naturel au cœur du jeu.
Le but victorieux est venu de Vinícius Jr, décisif dans un match où Madrid a progressivement pris le contrôle du tempo. Plus agressifs après la pause, les Madrilènes ont haussé leur intensité dans les duels et amélioré leur occupation des demi-espaces, ce qui a permis d’étouffer les transitions portugaises.
Mais au-delà du score, c’est le fonctionnement du milieu qui interpelle. Depuis le départ de Toni Kroos ou encore de Luka Modrić, le Real Madrid ne possède plus ce profil capable de ralentir ou d’accélérer le jeu à volonté. À Lisbonne, la circulation a été fluide, avec un taux de passes élevé et peu de pertes dangereuses, mais davantage basée sur le mouvement collectif que sur un leader technique identifié.
Un collectif responsabilisé mais sans patron clair dans le milieu du Real Madrid
Le trio composé de Federico Valverde, Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camavinga a alterné les responsabilités dans la première relance. Camavinga, notamment, a pris davantage d’initiatives balle au pied, cherchant à casser les lignes par la conduite plutôt que par la passe longue. Valverde a compensé par son volume et ses projections, tandis que Tchouaméni a assuré l’équilibre défensif.
Plus haut, Arda Güler a tenté d’apporter créativité et imprévisibilité entre les lignes, mais son influence reste intermittente. Le Real Madrid contrôle, mais ne dicte pas toujours.
Ce modèle correspond à la philosophie actuelle d’Álvaro Arbeloa : un bloc compact, une transition rapide vers les ailes, et une responsabilité partagée dans la construction. Le résultat est efficace à court terme, victoire à l’extérieur, clean sheet, avantage psychologique, mais la question demeure pour les tours suivants : face à une opposition plus agressive au pressing, cette organisation collective suffira-t-elle ?











