Invité de l’émission El Larguero, Jesé Rodriguez a commenté la saison du Real Madrid, ainsi que les passages de Xabi Alonso et d’Alvaro Arbeloa à la tête de l’équipe madrilène. Ancien joueur du club de la capitale espagnole, par lequel il a fait toutes ses classes du Castilla jusqu’à l’équipe première entre 2011 et 2016, l’attaquant de 32 ans évolue dorénavant sous les couleurs de Las Palmas en seconde division et vise une promotion en Liga. L’ancien merengue s’est dit surpris du limogeage de Xabi Alonso, survenu après la défaite en finale de Supercoupe d’Espagne contre le FC Barcelone début janvier.
Il faut dire que l’équipe madrilène était toujours en lice dans les trois compétitions majeures et que le départ de Xabi Alonso au bout de seulement sept mois d’exercice a pu paraître précipité. Néanmoins, Jesé estime qu’Arbeloa est une bonne pioche pour le club blanc :
« Arbeloa a un bel avenir comme entraîneur. J'ai joué avec lui et je sais comment il est. Quand il a pris les rênes de la Castilla, il a fait du bon travail. Maintenant, il prend les commandes de l'équipe première dans une situation difficile ; il faut se mettre à sa place, et je pense qu'il s'en sort bien. Je remarque que les gens sont un peu différents, un peu plus heureux », a-t-il commenté sur la Cadena SER.
Au cours de ces dernières semaines, le travail d’Arbeloa a porté ses fruits. L’équipe madrilène gagne en cohérence et en solidité défensive et les individualités parviennent à mieux exprimer leur football à l’image de Vinicius qui reprend du galon. Cette belle dynamique se traduit par une première place en championnat, acquise le week-end dernier.
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Jesé pointe une différence de caractère entre Arbeloa et Xabi Alonso comme joueurs
Voir le Real Madrid performer sous la houlette d’Arbeloa ne surprend pas Jesé qui savait que l’ancien latéral était prédestiné à entraîner après sa carrière de joueur. Idem pour Xabi Alonso qui a brillé en Bundesliga à la tête du Bayer Leverkusen, en dépit de son échec au Real Madrid. Partager le vestiaire avec ces deux joueurs ne laissait plus de place au doute : « Au quotidien, on voyait bien qu'ils allaient devenir entraîneurs, et de très bons entraîneurs, par leur respect des joueurs, la clarté de leurs explications et leur capacité à apporter des corrections tactiques. »
Dans les colonnes de la Cadena SER, Jesé introduit une différence de caractère entre les deux hommes aussi surprenante qu’inattendue, au regard de leurs accomplissements en tant qu’entraîneurs. Pour le joueur de Las Palmas, Arbeloa avait plus de caractère que Xabi Alonso lorsque tous deux évoluaient sous les couleurs blanches : « C'est un joueur plus dur, un mauvais perdant. » Néanmoins, Arbeloa n’a pas adopté ce comportement lorsqu’il a pris les rênes de l’équipe. Compte tenu de son rôle intérimaire et de la crise sportive, le nouvel entraîneur madrilène s’est efforcé de rester discret et humble.
Cette stratégie se révèle payante puisque les individualités le lui rendent bien pour le moment, bien que des frictions puissent subsister autour de ces choix. Ce dernier a su redonner le moral à ses troupes après une première moitié de saison bien morose et délicate. Synonyme d’une gestion de vestiaire contraire à celle de Xabi Alonso, qui avait à cœur de révolutionner le jeu merengue par des idées nouvelles et percutantes. Le coach basque en a payé le prix.










