En l’espace de quinze jours seulement, le Real Madrid est passé d’une crise profonde à un optimisme retrouvé, capable de viser à la fois la Liga et la Ligue des champions. Le lundi 2 mars 2026, tout semblait s’effondrer : défaite en championnat face à Getafe, deuxième revers consécutif après celui de Pampelune contre Osasuna. Le Barça creusait l’écart au classement tandis que les blessures, les sanctions et les doutes s’accumulaient. L’atmosphère à Valdebebas était pesante.
Pourtant, le mardi 17 mars, au sortir du match contre Manchester City, la phrase la plus entendue dans les couloirs du Bernabéu était claire : « Nous pouvons remporter la Liga et la Ligue des champions ». Qu’est-ce qui a provoqué ce revirement spectaculaire ? Selon les dirigeants merengues, tout remonte aux décisions prises au retour de la Supercoupe d'Espagne : le départ de Xabi Alonso et de son staff, remplacés par Rafael Arbeloa sur le banc et Javier Pintus aux commandes de la préparation physique.
Le club assume aujourd’hui que la mauvaise planification antérieure était à l’origine des problèmes. Le travail physique commence enfin à porter ses fruits. L’aspect émotionnel et tactique a suivi. Les joueurs emblématiques ont retrouvé leur meilleur niveau. Federico Valverde et Vinicius Jr servent désormais de locomotives.
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Une réunion interne qui change tout au Real Madrid
Le point d’inflexion, selon AS, est une réunion tendue dans le vestiaire de Valdebebas. Jude Bellingham et Kylian Mbappé étaient absents. Les cadres présents se sont parlé sans filtre. Chacun a exprimé ses frustrations. La prise de conscience a été collective : il fallait changer radicalement. Les expérimentations tactiques ont été abandonnées au profit de la logique et d’un courage retrouvé dans les choix.
Arbeloa a misé sur La Fábrica. Il savait que le club le soutenait pleinement malgré les rumeurs de remplaçants potentiels. L’arrivée de sang neuf, jeune, frais et affamé, a fait le reste. Tout le monde court désormais. Preuve éclatante lors des deux confrontations contre Manchester City : les Madrilènes ont couvert plus de distance que les Citizens. Au match retour à l’Etihad, 114,5 km contre 109,9 km pour Guardiola. À l’aller, l’écart était déjà de 300 mètres en faveur du Real Madrid.
Vinicius Jr, en particulier, a été le joueur le plus actif en kilomètres parcourus. Cette métamorphose n’est pas seulement physique. Elle est aussi mentale. Le groupe est persuadé que tout est à nouveau possible. Le prochain rendez-vous illustre parfaitement ce nouveau contexte : le derby madrilène face à l’Atlético. Un choc toujours électrique, mais cette fois teinté d’enjeux différents. Les Colchoneros visent la finale de Coupe et les quarts de finale de Champions contre le Barça, tandis que le Real Madrid sait qu’il n’a plus droit à l’erreur en Liga.
Le souvenir des 5 buts encaissés à l'aller au Metropolitano reste vivace. La blessure de Thibaut Courtois ajoute une couche supplémentaire de difficulté, mais le groupe semble galvanisé. En quinze jours, le Real Madrid a retrouvé son identité : intensité, solidarité et ambition. Plus de doutes, mais une certitude : avec cette nouvelle dynamique, le doublé Liga - Ligue des champions n’est plus un rêve lointain, mais un objectif concret. Le football, parfois, ne tient qu’à une réunion franche et à quelques décisions courageuses.









