Avant le début de sa première Coupe du monde, Endrick a choisi de prendre la parole loin des projecteurs du Bernabéu, dans l'émission Men in Blazers depuis le Brésil. Un entretien touchant, sincère, qui raconte le parcours d'un gamin de 18 ans projeté dans le monde du football le plus exigeant qui soit.
Son choix de partir en prêt à l'OL
Endrick, 19 ans, revient sur une saison lyonnaise qui lui a tout apporté : des buts, des passes décisives, un statut de titulaire, et une convocation pour la Coupe du monde avec la Seleção. Son prêt à l'OL, qu'il avait accepté avec conviction, est aujourd'hui pleinement assumé.
« Dieu m'a dit que je devais y aller et j'y suis allé. Je n'ai pas eu peur. C'a été l'une des meilleures décisions de ma vie. J'avais besoin de jouer ». Avant Lyon, Endrick avait traversé une première saison madrilène étouffante, coincé derrière Vinicius, Rodrygo et Mbappé, sans espace pour s'exprimer dans un onze déjà saturé de talents offensifs.
À Lyon, il a pu souffler, s'imposer, exister. Et les résultats sont là. Convoqué par Carlo Ancelotti pour le Mondial, le Brésilien débarque en compétition internationale avec une crédibilité que sa première saison au Bernabéu ne lui avait pas encore offerte.
« Jouer une Coupe du monde, c’est le summum. Représenter mon pays, c’est un rêve qui se réalise. La Coupe du monde est très importante pour les gens, et cela fait longtemps que nous ne l’avons pas gagnée. Neymar a le Brésil dans le sang. C’est l’un des meilleurs joueurs de notre histoire. Je m’entends très bien avec Ancelotti. C’est un excellent entraîneur qui me comprend très bien. Je sais qu’ils ont beaucoup de respect pour moi. »
Ce prêt n'était pas un aveu d'échec : c'était un investissement sur l'avenir, et il a rapporté.
Bellingham, Trent et le retour qui approche
Ce que l'on retient aussi de son interview, c'est la fenêtre qu'elle ouvre sur la vie interne du vestiaire. Endrick raconte comment Jude Bellingham l'a accompagné dans ses moments les plus difficiles. « Il m'appelait tous les jours. Quand j'allais mal, il me prenait à part et on parlait. Il m'a beaucoup aidé. Trent aussi. Ce sont des joueurs très proches ». Des mots qui dessinent un vestiaire plus solidaire qu'on ne l'imagine parfois de l'extérieur.
Il évoque aussi ses origines, son amour pour Cristiano Ronaldo qui l'a fait rêver du Bernabéu enfant, et la longue histoire des Brésiliens au Real Madrid qui en a toujours fait sa destination naturelle : « Mon idole d’enfance était Cristiano Ronaldo. Quand il a signé au Real Madrid, j’ai rêvé encore plus d’y jouer. De plus, de nombreux Brésiliens ont joué pour le Real Madrid au cours de l’histoire, et c’est pourquoi j’ai toujours rêvé de porter ce maillot ».
Une conviction intacte, portée par un joueur qui, cette fois, revient avec les armes pour s'imposer. Cet été, Endrick rentre. Et cette fois, il a des choses à montrer.










