La première saison de Dean Huijsen, marquée par des hauts et des bas, aurait pu se solder par une première Coupe du Monde avec l’Espagne, mais le destin en a décidé autrement. Pendant son absence, la Roja n’a encaissé qu’un seul but, soulignant l’importance d’une présence fiable en défense.
Un bilan qui valide les choix forts pris par De la Fuente, dont celui de ne sélectionner aucun Merengue pour disputer cette compétition. Une grande première dans l’histoire du football espagnol, avant que l’état-major madrilène ne s’empresse d’officialiser la signature de Cucurella, le latéral gauche de la sélection.
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Une première saison délicate
Titulaire indiscutable lors des phases finales de la Ligue des Nations avec l’Espagne en juin dernier, Dean Huijsen a été déchu de son statut. Il faut dire que le jeune défenseur de 21 ans a connu un premier exercice marqué par des hauts et des bas sous le maillot blanc.
L’ancien de Bournemouth a commencé son aventure madrilène sur les chapeaux de roue, marquant les esprits lors du Mondial des clubs par sa sérénité et son aisance balle au pied. Très habile à la relance, capable de casser des lignes, Huijsen est venu apporter un nouveau vent de fraîcheur en défense sous la houlette de Xabi Alonso. Avant que les choses ne se gâtent en cours de saison. Touché au mollet en octobre puis novembre, le doute a commencé à s’installer dans l’esprit d’Huijsen tel un poison lent.
Au point de devenir presque méconnaissable. D’ordinaire confiant, le joueur a perdu le fil de son jeu par une série d’erreurs techniques. Aussi lacunaire dans son sens du placement ou encore pour couvrir la profondeur, le numéro 24 du Real Madrid a connu un passage à vide de plusieurs mois. Entre dégagements précipités et faiblesse dans les duels, le défenseur hispano-néerlandais a adopté un jeu plutôt minimaliste dans le dur de la saison.
Dean Huijsen relève la tête
Une chose est sûre : Dean Huijsen a gagné en expérience et cette première saison lui aura servi d’acclimatation à l’exigence folle de Valdebebas. Lors des dernières semaines de compétition, le joueur du Real Madrid a fini par trouver son rythme, affichant un niveau de jeu de plus en plus convaincant sans être exceptionnel. Ce dernier a surtout recouvré son habileté technique, même lors de grandes rencontres.
Huijsen avait notamment brillé sur la pelouse de Manchester City en Ligue des champions, réussissant 86 de ses 90 passes, soit un taux de 96% de précision. Bis repetita face à l’Atletico de Madrid lors du derby de Liga, rappelle AS.
🚨 NEW: The disappointment of not going to the World Cup has “lit a fire” under Dean Huijsen. He worked TIRELESSLY during the summer, and has IMPRESSED Jose Mourinho with his GREAT conditioning. @diarioas
Synonyme d’une fin de saison assez encourageante et qui augure du bon pour la suite. Néanmoins, Huijsen n’est toujours pas le client parfait pour le gratin du football, à l’image de son rôle secondaire lors de la double confrontation face au Bayern Munich et de son absence dans la liste pour le Mondial, là où la concurrence fait terriblement rage. Consciente de devoir faire plus, la jeune pépite a très vite eu les yeux rivés sur la nouvelle saison avec le défi de convaincre José Mourinho.
Les retrouvailles avec Mourinho
En début de semaine, Huijsen a retrouvé un visage familier, celui de José Mourinho, dont il a été le poulain du côté de l’AS Roma. Très apprécié par le coach lusitanien lorsqu’il faisait ses classes dans l’équipe réserve de la Juventus, le défenseur espagnol a donc été propulsé en équipe première du club romain par le ‘Special One’ en 2023.
Le technicien portugais avait même volé le jeune joueur au nez et à la barbe du club italien de Frosinone, qui était pourtant sur le point de l’obtenir en prêt. Impossible de résister à un appel de dernière minute de José Mourinho selon Dean Huijsen lui-même : “Quand Mou t'appelle, tu ne peux pas dire non !”.Mais la connexion Huijsen-Mourinho aura été de courte durée.
L’actuel entraîneur du Real Madrid a été évincé par le club transalpin, après que le jeune défenseur central ait joué seulement quatre rencontres sous ses ordres. Mourinho avait titularisé sa recrue à trois reprises et n’avait pas tari d’éloges à son égard : “C’est un super gamin”. Au Real Madrid, tous deux se retrouvent avec une mission : incarner le renouveau du club et réapprendre à gagner des titres.
Le jeune défenseur central a travaillé d’arrache-pied au cours de ses vacances, pour renforcer son corps svelte et avoir une condition physique irréprochable. Ce dernier fait forte impression du côté de Valdebebas et n’entend pas laisser passer sa chance. Avec Mourinho à la tête de l’équipe, le moment est idoine pour devenir le pilier de la défense du Real Madrid aux côtés d’un certain Ibrahima Konaté. Plus que jamais, cette saison 2026/2027 sera cruciale pour le natif d’Amsterdam.










