On attendait une équipe plus libre, plus instinctive. C’est pourtant l’inverse qui s’est produit depuis le début de la présaison. Le Real Madrid version Mourinho affiche un jeu bien plus structuré positionnellement et moderne que ce qu’on pouvait imaginer, se rapprochant davantage de ce qu’on observait sous Xabi Alonso que du football proposé par Carlo Ancelotti ou Álvaro Arbeloa.
Premier élément notable, tous les matchs amicaux disputés jusqu’ici l’ont été dans un 4-2-3-1, le système de prédilection du technicien portugais. Une base fixe, presque immuable, qui tranche avec les expérimentations tactiques qu’on avait pu voir par le passé sous d’autres entraîneurs.
Un WM assumé en phase offensive au Real Madrid
En phase offensive, le Real Madrid se retrouve régulièrement dans une structure en WM (3-2-4-1), avec Trent Alexander-Arnold qui vient se replier à l’intérieur du jeu plutôt que de rester sur sa ligne de couloir.
Sur le flanc droit, une logique précise semble se dessiner au Real Madrid. Lorsque Mourinho a titularisé Brahim Díaz à droite, c’est Denzel Dumfries qui occupait le poste de latéral. La règle paraît claire, sur ce couloir, un joueur doit prendre l’intérieur pendant que l’autre apporte la largeur. Ce schéma donne tout son sens au recrutement de Yan Diomandé, capable d’écarter le jeu pour libérer Trent vers l’intérieur, comme cela s’est déjà vu avec Franco Mastantuono contre Alcorcón et Leganés ou avec Dumfries sur l’aile face à la Fiorentina.
Un milieu de terrain en perpétuel mouvement
Autre tendance à surveiller, les nombreuses permutations observées au milieu de terrain. Tantôt c’est Arda Güler qui vient redescendre près des défenseurs centraux pour participer à la relance, tantôt Federico Valverde qui multiplie les appels dans la surface adverse. Eduardo Camavinga, lui, s’aventure plus rarement dans la surface de réparation, mais s’est tout de même retrouvé à l’origine de la passe décisive sur le but d’Alexis Ciria contre la Fiorentina.
🚨 NEW: In the initial training sessions under Jose Mourinho, Arda Güler has been used as a link between defense and attack. He has been used to facilitate transitions from back to front. @La_SER
Cette liberté de mouvement s’accompagne d’un vrai travail sans ballon. Le Real Madrid affiche une volonté claire de presser haut et de récupérer le ballon le plus tôt possible sur le terrain. Une intention facilitée par la présence d’Endrick, Ciria, Brahim ou encore Mastantuono, tous rompus à l’exercice, mais qui restera un vrai défi lorsque Kylian Mbappé et Vinícius Júnior évolueront devant.
Solide dans l’axe, friable sur les côtés
Défensivement, le Real Madrid adopte un bloc très compact dans l’axe, quitte à laisser davantage d’espace aux adversaires sur les côtés. Une organisation qui verrouille efficacement le cœur du jeu, rendant la vie compliquée aux équipes qui cherchent à jouer entre les lignes.
Le revers de la médaille se situe justement sur les ailes. Les deux derniers buts encaissés contre Ferencváros et la Fiorentina sont venus de centres, symptôme d’une largeur parfois trop généreusement concédée. Reste à voir si cette tendance se confirmera une fois la Liga lancée, face à des adversaires capables de mieux exploiter ce type de faille, ou si elle n’est que la conséquence d’un effectif encore incomplet et d’automatismes en construction.










