Le Real Madrid a donc lancé sa saison par une victoire à Cornellà. Un premier rendez-vous forcément particulier pour José Mourinho, de retour sur le banc madrilène plusieurs années après son premier passage au club.
Cette rencontre était aussi l’occasion de découvrir le premier onze officiel du Portugais. Entre les retours tardifs de certains joueurs, les nouvelles recrues et une concurrence particulièrement importante dans le secteur offensif, plusieurs choix de Mourinho étaient attendus. La titularisation de Jude Bellingham et Arda Güler ensemble, notamment, faisait partie des principales interrogations avant le coup d’envoi.
Mais au-delà du résultat, cette première journée devait surtout permettre de voir les premières intentions du nouvel entraîneur. Mourinho veut imposer un football intense, avec beaucoup de rythme, et avait déjà prévenu ses joueurs qu'aucun relâchement ne serait accepté.
¡VICTORIA EN NUESTRO PRIMER PARTIDO DE LA TEMPORADA! @Emirates
- A lire aussi : Merci Espi : les notes du Real Madrid face à l'Espanyol !
Les réponses de José Mourinho en conférence de presse
Le match : « Je pense que nous méritions de gagner, mais l’Espanyol ne méritait pas de perdre. Nous avons exercé une grande maîtrise et une forte pression en seconde période, nous avons pris beaucoup de risques. Nous méritions de gagner. Mais une équipe qui joue comme l’Espanyol, qui défend comme ça et qui contre-attaque comme ça, avec des joueurs qui se donnent à fond, avec une organisation aussi performante… Ce sera dur pour eux de rentrer bredouilles. Mais nous, on le méritait. »
Le système : « On ne peut pas ignorer la condition physique de l’équipe quand on parle du système. Ils n’avaient aucun blessé à la Coupe du monde et ils travaillent ensemble depuis longtemps, ce qui se ressent dans leur intensité. Je ne m’attendais pas à ce que Jude (Bellingham) puisse jouer aussi longtemps. Pour ce qui est du pressing que je souhaite, nous manquons de temps de jeu et d’endurance. C’est pourquoi j’apprécie tant cette victoire ; c’est une victoire acquise avec le cœur, même grâce au banc. Un banc frustré n’aide en rien, mais un banc avec un bon esprit d’équipe, ça aide à gagner. C’était un match difficile ; ces trois points sont très importants. »
Vinicius Jr : « Je risque de vous faire remonter des mois en arrière pour retrouver mes propos de l'époque où j'étais l'adversaire de Vini. Mais maintenant, c'est Vini qui est à moi. Il n'est pas un saint, loin de là, mais ce qu'on lui fait subir est inadmissible.
Dès la première minute, on dirait qu'il a un scénario tout tracé. Je fais faute, tu fais faute, un joueur reçoit un carton jaune, un autre entre en jeu sans en avoir reçu… C'est incroyablement frustrant pour lui ; il doit apprendre à se maîtriser. Je lui ai même dit que s'il marque, il devrait faire attention à sa célébration. On vit dans une société qui lutte contre le harcèlement , mais avec Vini, on est encore à l'ère du harcèlement . »
Bellingham : « Quand on parle des meilleurs joueurs du monde, le Real Madrid en compte beaucoup. Bellingham, Vinicius, Mbappé… Ils en font partie. J’hésitais à titulariser Jude ou à le faire entrer plus tard. Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix, mais il est très fort physiquement et mentalement. J’attends de lui qu’il combine bien avec les attaquants.
Il a le sens du but ; il doit jouer près du but. Il peut jouer plus bas, mais alors on perd sa capacité à se projeter vers l’avant. J’aime le Jude qui, au sommet de sa forme, crée ces occasions. Fede (Valverde) peut aussi se positionner ainsi, mais quand il joue aux côtés de Bernardo, il doit être plus concentré, et on perd un peu de sa concentration. On apprend encore à se connaître, mais on le fait sans perdre de points. C’est le plus important. »
Mourinho au sujet d'Espí : « C'est un gars vraiment sympa. On vit ensemble ici à Valdebebas, on prend le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner ensemble – moi, mon staff, lui et Cucurella. Demain (dimanche) , c'est sa présentation ; imaginez, il vit un rêve. Mais il ne travaille pas comme s'il vivait dans un monde de rêve ; il travaille incroyablement dur. Il a tout ce qu'il faut pour marquer des buts ; c'est un excellent joueur. Quand on a vu que Gonzalo pouvait aller à Fulham, on a analysé la situation attentivement, et on est très contents de lui. On a besoin de quelqu'un comme lui dans ce genre de matchs. »
Arbitre : « Il a fait un excellent match, mais il est entré en jeu depuis le banc. Je reverrai peut-être les images plus tard au bureau et je changerai d'avis. Pas de VAR, rien qui aurait pu décider du sort de la rencontre. »
Beaucoup de nouveaux joueurs : « Le plus difficile, c'est de commencer le match avec onze joueurs et douze sur le banc. Je ne peux rien y faire, je ne peux pas faire de miracles, je l'ai dit aux joueurs. Il faut lutter contre la frustration de ne pas jouer ; ils doivent comprendre que ça me fait mal au cœur de laisser des joueurs sur le banc. S'ils ne se donnent pas à fond, c'est plus facile pour moi.
Les cinq qui sont entrés en jeu l'ont fait pour aider, avec un bon sentiment. Il faut que ça reste comme ça. Même en amical, le Real Madrid ne peut pas se permettre de ne pas se battre pour gagner. On perdra des matchs, j'espère pas beaucoup. Mais le Real Madrid joue dans quatre compétitions et doit toujours jouer avec sérieux. Et on ne peut pas faire ça avec seulement dix joueurs. »










