Vinicius n’a pas complètement disparu des radars. Après quatre journées de Liga, le Brésilien compte un but, deux passes décisives et un penalty obtenu. Des chiffres qui restent honorables, surtout après un début de saison où le Real Madrid a largement produit offensivement. Pourtant, quelque chose semble manquer dans ses performances. On ne ressent plus cette capacité à faire basculer une rencontre par sa seule présence, celle qui a longtemps fait de lui l’un des joueurs les plus difficiles à contenir au monde.
C’est précisément ce décalage qui interpelle aujourd’hui. Dans son analyse publiée avant le retour de la Ligue des champions, AS estime que Vinicius traverse un début de saison irrégulier et rappelle qu’il reste productif malgré une influence inférieure à celle affichée lors de ses meilleures périodes. Le quotidien espagnol souligne également que son niveau actuel ne rappelle pas celui observé avec le Brésil durant le Mondial, où il avait été l’un des joueurs les plus marquants de sa sélection.
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Un joueur toujours capable de faire la différence, mais moins dominant
Le match contre le Betis résume assez bien cette situation. Vinicius a été impliqué dans plusieurs des situations dangereuses du Real Madrid, notamment sur une action où il trouve Mbappé dans la surface après avoir pris la profondeur. Il a également touché le poteau et obtenu le penalty dans le temps additionnel. Sur le papier, son influence est donc réelle.
Mais son duel avec Héctor Bellerín a aussi montré ses limites du moment. Le Brésilien a eu énormément de difficultés à éliminer son adversaire direct et a perdu la plupart de leurs confrontations, selon Marca. Le quotidien madrilène souligne néanmoins que son insistance lui a permis de provoquer le penalty qui aurait pu ramener le Real Madrid à hauteur.
C’est là tout le paradoxe du cas Vinicius : il ne s’agit pas d’un joueur mauvais ou inutile, mais d'un joueur dont les éclairs ne suffisent plus forcément à masquer les périodes durant lesquelles il pèse moins sur le jeu. Or, le Real de Mourinho semble justement vouloir augmenter l’exigence collective autour de ses individualités.
Le contexte rend la comparaison encore plus visible. Bellingham a rapidement retrouvé une place centrale dans le fonctionnement offensif, tandis que Güler a montré une capacité à créer et à progresser dans le jeu qui lui permet déjà de peser dans les choix de Mourinho. Lors de la défaite contre le Betis, Güler avait ainsi créé sept occasions et récupéré cinq ballons avant d’être remplacé. AS relevait que Mourinho avait pourtant décidé de le sortir une nouvelle fois, alors qu’il était l’un des joueurs offensifs les plus actifs.
L’Inter arrive au moment idéal pour répondre
Le calendrier offre désormais à Vinicius une occasion immédiate de réagir. Avec la réception de l'Inter au Bernabéu pour son entrée en Ligue des champions, le numéro 7 a l'occasion de rappeler à l'Europe que dans sa compétition, personne ne peut le titiller.
La rencontre sera d’autant plus intéressante que Mourinho doit composer avec les suspensions de Bernardo Silva, Arda Güler et Eduardo Camavinga. Le groupe convoqué comprend bien Vinicius, Mbappé, Bellingham, Brahim, Diomandé, Endrick et Espí, mais les absences au milieu pourraient pousser le Portugais à demander davantage de responsabilités à ses principaux joueurs offensifs.
Vinicius aura donc une nouvelle fois sa place à gauche. Face à un adversaire d’un autre calibre, le Brésilien devra retrouver cette capacité à créer du danger de manière répétée, à provoquer des déséquilibres et à obliger l’adversaire à adapter son organisation autour de lui. Il ne faut surtout pas transformer quatre matches en procès. Vinicius reste l’un des joueurs les plus talentueux de cet effectif et ses statistiques montrent qu’il contribue déjà. Mais le début de saison laisse apparaître une hiérarchie nouvelle dans laquelle Bellingham et Güler commencent à occuper davantage l’espace médiatique et tactique.
C’est probablement là que se situe le véritable enjeu pour la suite. Si Vinicius retrouve rapidement son niveau, cette période ne restera qu’un début de saison en demi-teinte. Si elle se prolonge, Mourinho devra forcément se demander comment maintenir l’équilibre entre ses joueurs les plus importants et ceux qui, match après match, répondent le mieux à ses exigences. Et c’est précisément sur ce terrain que le Brésilien devra désormais répondre.









