Beaucoup de choses sont à dire sur ce Elche - Real Madrid, notamment de la part de José Mourinho. Le Portugais a vu ses joueurs souffrir puis être délivrés par Carlos Espi, encore buteur dans le temps additionnel pour la deuxième fois de la saison pour offrir la victoire à son équipe. Après la rencontre, l'entraîneur merengue s'est dirigé en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes.
🔚 FIN DU MATCH ✅ Le Real Madrid a souffert mais a obtenu les trois points grâce à Carlos Espi dans le temps additionnel. 🔜 Un match plein est attendu ce dimanche pour le derbi face à l’Atletico de Madrid. 🤔 Que retenez-vous de ce match ?
Les réponses de Mourinho à RMTV
Quelle est votre analyse ? « Trois points, et rien de plus. C'est comme le fameux « Hala Madrid », et c'est tout. Évidemment, après la première mi-temps, on sentait tous qu'on allait en marquer trois, quatre, voire cinq en seconde. Mais on a baissé d'intensité, on leur a laissé trop d'espace, et quand Bellingham et Brahim sont entrés en jeu, j'ai essayé de stabiliser le milieu de terrain parce que Vinicius et Güler étaient fatigués.
Mais juste au moment où je pensais à cette stabilité, ils ont marqué le premier but, le deuxième. Et dans ces stades pleins à craquer, des équipes qui semblent mortes… en un éclair, elles reprennent vie. Puis ce fut le 2-2. Mais on a un banc plein de talent, et de talents différents. J'ai pris un maximum de risques… mais un match nul ne suffit pas. Et on a marqué avec une réaction très forte. Avec cette conviction qu'on ne pouvait pas se permettre de perdre des points. La fin de match a été incroyablement intense. On l'a fait. »
Comment gérez-vous autant de matchs en si peu de temps ? « C’est plus difficile pour les autres équipes qui ont moins de joueurs et un effectif moins fourni. Si vous me demandez, je vous dirai à quel point c’est compliqué pour Anselmi, dont l’équipe aura des difficultés encore plus grandes que la nôtre et joue samedi. Nous allons procéder à quelques ajustements. Nous avons fait tourner l’effectif aujourd’hui : seuls Konaté et Mbappé ont joué l’intégralité des 90 minutes contre l’Inter, le Rayo et aujourd’hui. Nous avons maintenant peu de temps de repos avant le match du week-end. »
L'essentiel, c'est que chacun soit pleinement impliqué ? « L'équipe est unie, sans aucun doute. Motivée. Il y a de la camaraderie, de l'engagement. De ce point de vue, elle est intouchable. Mon seul reproche, c'est que nous aurions pu tuer le match et que nous ne l'avons pas fait. Du coup, nous avons donné à un adversaire qui semblait fini l'occasion de nous mettre en difficulté. Et nous avons risqué deux points. Nous avons pris un risque, et quand j'ai fait les changements, juste au moment où nous gagnions, nous aurions pu perdre. »
Comment abordez-vous la période restante avant la pause ? « Repos demain, puis jeudi, concentration sur le derbi. »
Les réponses de José Mourinho à la presse
Nouvelle baisse de régime en seconde période : « C’est évident. C’est facile à comprendre. Ce sont des matchs déjà joués, où l’on a des occasions de les conclure et on ne les saisit pas. Après avoir raté l’occasion, on passe d’une situation facile à une perte de contrôle. On n’a pas marqué. Quand tout semble facile, on laisse des choses en suspens. L’explication que je trouve, c’est que si le match paraît facile et qu’on ne le concrétise pas, alors on baisse de régime, on perd le contrôle, on interprète mal ce qui était facile.
Ça peut arriver. Rien n’est facile. Les joueurs ont besoin de se reposer ; ils ont un jour de repos demain. Si on joue mal, de la première à la 90e minute, c’est très inquiétant. Si on alterne des moments de génie et d’autres où l’on est passif, où l’on attend, sans intensité… Bien sûr que c’est préoccupant. Mais on a gagné. »
Espí : « Il joue bien, il contribue à l'équipe. Il a un joueur exceptionnel devant lui. Jouer avec les deux ensemble n'est pas facile. Sinon, nous n'avons pas de joueurs rapides sur les ailes, et l'équipe perd son équilibre. Avec les changements en fin de match, j'ai tout risqué. Nous avons gagné, nous aurions pu perdre, mais il fallait le faire. »
Diomande : « Il progresse. Physiquement, on voit qu'il a acquis plus d'expérience. Il est très travailleur, intelligent et il a fait un excellent travail. »
Un autre match où nous avons encaissé des buts : « Je me préoccupe de chaque match, pas seulement de celui de dimanche. J’aime que mon équipe marque des buts, qu’elle marque à chaque fois, sauf contre le Betis. J’aime ça. Mais j’aime contrôler les matchs, je n’aime pas concéder de but. Elche a bien joué, ils ont fait des changements qui ont modifié leur formation. Nous avons un banc avec beaucoup d’options et en dix minutes, nous avons eu des occasions très dangereuses. Nous avons marqué, nous avons gagné, trois points, rien de plus. »
Arda est-il indispensable ? : « Non, personne n’est indispensable. On perdait le contrôle du match quand j’ai fait les changements. Vini a très bien défendu, mais il était épuisé. Arda, qui jouait en numéro 10, baissait lui aussi d’intensité. J’ai fait entrer Jude et Brahim, frais et dispos, alors qu’on était menés 2-0, mais je sentais qu’on perdait le contrôle. C’est ce qui nous arrive. Alors, on a sorti l’artillerie lourde et on a réussi à l’emporter. »
Tchouaméni : « Quand l'équipe jouait bien, lui et Valverde jouaient bien. Ils ont su gérer la pression facilement, avec qualité. Mais le match s'est déroulé en deux temps, ou plutôt trois : un jusqu'à 0-2, un autre jusqu'à 2-2, et un dernier jusqu'au coup de sifflet final. Ils ont fait du bon travail. »









