Le Real Madrid retrouvait le Bernabéu avec l’envie de tourner la page après une trêve agitée et la défaite dans le derbi. Vainqueurs 1-0 grâce à Diomandé, les hommes de José Mourinho ont dû batailler jusqu’au bout dans une rencontre sous haute tension. Le but refusé de Vinícius et son expulsion ont failli faire basculer la seconde période dans une fin de match électrique.
Les notes du Real Madrid
A lire aussi : Le Real Madrid Castilla retombe dans ses travers à Ibiza
Courtois — 7/10 : Monsieur Thibaut Courtois, encore merci. Dans une soirée où le Real Madrid ne tenait qu’au plus petit des avantages, le Belge a sorti de grandes parades pour préserver ce précieux 1-0. Quand la tension montait, lui répondait présent. Trois points qui portent aussi la marque de ses gants.
Trent — 4 /10 : Une prestation entre promesses et frustration. Toujours précieux dans la passe, l’Anglais a distillé de bons ballons depuis son côté, sans toutefois proposer assez pour peser durablement sur la rencontre. Quelques centres n’ont pas trouvé preneur, laissant un goût d’inachevé à son apport offensif. Sa sortie semblait néanmoins répondre davantage aux ajustements de Mourinho entre Vinícius, Valverde et Güler qu’à une sanction.
Konaté — 6/10 : Très bon avec comme sans ballon, le Français a été le patron de la défense madrilène. Autoritaire dans ses interventions et sûr dans la relance, il a donné des repères à une équipe parfois fébrile. Quand la rencontre s’est emballée, il a gardé la tête froide et tenu la baraque. Derrière, c’était lui le boss du Real Madrid.
Rüdiger — 5/10 : Solide sans particulièrement briller, l’Allemand a livré une prestation sobre. Présent dans les duels, il a apporté de la fermeté à une équipe qui en avait besoin. Sans dominer outrageusement les débats, il a tenu son rôle dans une rencontre tendue. Un match sans éclat, mais une contribution utile pour préserver l’avantage madrilène.
Carreras — 3/10 : Sa titularisation n’avait rien d’une surprise. Des points marqués en ce début de saison, un Cucurella très sollicité entre club et sélection : l’occasion était belle de confirmer. Elle s’est transformée en rendez-vous manqué. Trop de déchet, trop peu de solutions offertes à Diomandé dans le couloir et une prestation d’ensemble inquiétante. L’ancien de Benfica n’a jamais justifié la confiance placée en lui ce soir. Son remplacement dès la pause sonnait comme une conséquence logique.
Tchouaméni — 3/10 : Trois semaines à Valdebebas n’allaient pas faire de lui un milieu soudainement audacieux. On espérait au moins retrouver un point d’appui, une présence rassurante. Il n’en a rien été. Dans la lignée de sa Coupe du monde et de son début de saison, le Français a encore livré une prestation insuffisante : trop peu d’impact, trop peu d’initiative et une couverture défensive parfois inquiétante. Même dans ce qui devrait être sa force, Tchouaméni peine à offrir des certitudes au Real Madrid.
Valverde — 5/10 : Longtemps discret aux côtés de Tchouaméni, l’Uruguayen a d’abord peiné à peser sur la rencontre avant de monter en puissance. Repositionné au poste de latéral droit, il a livré une seconde période plus cohérente, récompensée par une passe décisive sur le but de Diomandé. Une prestation à deux visages, mais une influence grandissante et un geste décisif qui rehaussent nettement son bilan. De quoi relancer, aussi, la question de sa place idéale sur le terrain.
Güler — 7/10 : Encore une fois, le Turc a éclairé le jeu madrilène. Parfois trop excentré à droite pour exercer toute son influence, il a pourtant fait chavirer le Bernabéu grâce à son pied gauche et à ses inspirations. Des contrôles orientés à n’en plus finir, des passes bien senties et cette faculté à ouvrir des espaces là où tout semblait fermé. Dans un Real Madrid souvent laborieux, Arda a offert quelques instants de lumière. Chapeau.
Bellingham — 6/10 : Une grosse activité, parfois jusqu’à donner l’impression d’être partout et nulle part à la fois. Mais dans un milieu en difficulté, l’Anglais a surnagé. Lorsque l’intensité est montée après la pause, il a répondu avec une immense force de caractère, pleinement engagé dans la bataille. Son gros travail sur le but refusé de Vinícius aurait mérité d’être récompensé par une passe décisive. Une soirée imparfaite, mais du tempérament et une présence précieuse quand le match du Real Madrid s’est emballé.
Diomandé — 7/10 : Remuant, sans toujours parvenir à faire la différence par le dribble, l’Ivoirien a alterné passages à vide et séquences prometteuses. Mais dans une soirée aussi tendue, un seul geste pouvait suffire à tout changer. Seul buteur de la rencontre, il a choisi son moment pour inscrire son premier but avec le Real Madrid et délivrer les siens. Une prestation encore à polir, mais le mérite immense d’avoir été l’homme clutch de la soirée.
Mbappé — 4/10 : Son retour au Bernabéu était scruté après les polémiques de la trêve. L’accueil a finalement été plutôt calme, mais le Français n’a guère animé sa soirée sur le terrain. De longs passages à vide et des occasions manquées ont laissé une impression terne, loin de l’influence attendue. Dans une rencontre où le Real Madrid n’avait presque aucune marge, ses ratés auraient pu coûter cher.
Mourinho — 7/10 : Des choix de départ osés, avec Vinícius et Cucurella sur le banc, mais une association Valverde-Tchouaméni qui a encore montré ses limites. Cette fois, le Portugais a su corriger le tir avec justesse. En replaçant Fede au poste de latéral droit, il a permis à Güler de redescendre aux côtés de Tchouaméni. Un réajustement récompensé par la passe décisive de l’Uruguayen depuis son couloir droit sur le but de Diomandé. Mourinho a ensuite effectué les changements nécessaires pour préserver le score à dix. Un plan initial imparfait, mais un coaching à la hauteur de la bataille.









