Le Real Madrid pourra nourrir de nombreux regrets. Entre les occasions vendangées, le but refusé de Carlos Espi en fin de rencontre et le penalty manqué par Kylian Mbappé, les Madrilènes ont laissé passer plusieurs opportunités de revenir au score. Une soirée sans réussite qui offre à José Mourinho sa première défaite sur le banc du Real Madrid.
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Les notes du Real Madrid
Thibaut Courtois (5/10) : La moyenne pour le portier belge, davantage victime du scénario et du résultat que réellement fautif ce soir. Courtois avait encore quelques parades en stock, dont une intervention de grande classe face à Payet. Sur le but encaissé, difficile de lui reprocher quoi que ce soit tant il est abandonné par sa défense. Une soirée frustrante malgré une prestation globalement correcte.
Denzel Dumfries (3/10) : De retour dans le onze du Real Madrid avec pour mission d’exploiter les espaces sur l’aile droite, le Néerlandais n’a jamais réellement pesé sur la rencontre. Trop peu impactant, presque inexistant dans son couloir et techniquement approximatif, il n’a pas apporté ce que son profil devait offrir au Real Madrid. L’une des principales déceptions de la soirée.
Ibrahima Konaté (6/10) : Une prestation solide pour le Français, qui n’a pas grand-chose à se reprocher dans cette défaite du Real Madrid. Correct dans la relance et autoritaire dans les duels, il a répondu présent lorsque le Betis a tenté d’accélérer. Konaté confirme ainsi son début de saison convaincant sous le maillot madrilène.
Dean Huijsen (8/10) : Huijsen a activé le mode patron en ce début de saison, et il l’a encore confirmé ce soir face au Betis. Véritable chef de la défense madrilène, l’Espagnol a une nouvelle fois impressionné par sa sérénité, sa justesse technique et sa capacité à lancer proprement les offensives depuis l’arrière. Auteur de plusieurs éclairs de génie, il a mis sur orbite les offensifs madrilènes avec des passes dont lui seul semble avoir le secret.
Très présent également sur les phases offensives, Huijsen aurait même pu s’offrir un doublé sans un gardien du Betis particulièrement inspiré. Solide dans les moments chauds, il a aussi repoussé le danger à plusieurs reprises lorsque les Sévillans se rapprochaient de la surface madrilène. Reste ce petit défaut des fautes parfois évitables, qui vient légèrement ternir une copie autrement très solide. Une nouvelle prestation de patron.
Marc Cucurella (5/10) : Défensivement très solide face à un Antony plutôt remuant. Un match correct, même si une implication offensive plus importante aurait été la bienvenue.
Federico Valverde (4/10) : À l’image de son compère du double pivot, Eduardo Camavinga, l’Uruguayen a symbolisé les difficultés du milieu madrilène ce soir. Trop d’approximations techniques, peu de connexions avec les joueurs offensifs et une influence limitée dans l’entrejeu. Valverde n’a jamais vraiment réussi à imposer son rythme ni à peser sur les séquences importantes de la rencontre.
Eduardo Camavinga (3/10) : Nouvelle titularisation pour le Français, récompensé après sa très bonne prestation face à Malaga. Mais cette fois, l’ancien Rennais est totalement passé à côté de son match. Mauvais avec le ballon, avec trop peu de justesse et d’impact dans ses prises de décision, il l’a également été sans ballon, souvent en retard et trop peu influent dans l’entrejeu. Incapable de retrouver l’intensité et les sensations affichées dimanche dernier, il a traversé la rencontre sans réellement peser. Son carton jaune évitable, dans une situation rappelant celui reçu face au Bayern à l’Allianz, vient finalement résumer une prestation très insuffisante.
Jude Bellingham (5/10) : Auteur de séquences vraiment brillantes, dans la lignée de ses trois premiers matchs de la saison, Jude Bellingham a aussi connu plusieurs passages à vide ce soir. Capable de fulgurances et de très bonnes inspirations lorsqu’il avait le ballon, à l’image de cette magnifique passe qui place Mbappé dans une situation idéale en fin de première période, avant que le Français ne manque son occasion. L’Anglais a toutefois perdu en influence au fil de la rencontre, avec une nette baisse de régime en seconde période.
Arda Güler (7/10) : Au-dessus du lot durant les 60 minutes qu’il a disputées, le Turc a constamment joué juste. Inspiré balle au pied, propre dans ses choix et capable d’accélérer le jeu, il a été l’un des rares Madrilènes à réellement créer du danger. Il aurait même pu quitter la pelouse avec deux passes décisives si ses partenaires avaient mieux exploité ses offrandes.
Vinicius Junior (3/10) : Son activité sans ballon et un léger réveil en fin de rencontre lui évitent une note encore plus lourde. Car pendant une grande partie du match, Vinicius Junior a semblé méconnaissable. Incapable de faire des différences, trop approximatif techniquement et rarement dangereux, le Brésilien s’est cassé les dents sur Héctor Bellerín sans jamais réellement réussir à prendre le dessus dans son couloir. Même lorsqu’une véritable opportunité s’est présentée sur un service d’Arda Güler, il n’a pas su la convertir. Une soirée frustrante, presque impuissante, pour un joueur dont le Real Madrid attend normalement qu’il fasse basculer ce genre de rencontre.
Kylian Mbappé (2/10) — Le flop : Une prestation à oublier. Le Français a eu plusieurs occasions pour changer complètement le scénario de la rencontre, mais il les a manquées. Parmi les plus flagrantes, celle parfaitement offerte par Vinicius Junior en fin de première période, puis surtout ce penalty raté dans les dernières minutes qui aurait permis au Real Madrid d’égaliser.
Deux énormes opportunités qui symbolisent une soirée où Mbappé a cruellement manqué d’efficacité. Dans le jeu, le Français a également été décevant : peu généreux dans le pressing, trop discret sans ballon et régulièrement imprécis techniquement. Quelques accélérations ont bien créé un peu de danger, mais c’est largement insuffisant pour un joueur censé être le garant de l'efficacité madrilène. Alors que le Real Madrid avait besoin de son leader offensif, Mbappé a failli.
José Mourinho (4/10) : Sur le onze de départ, peu de choses à redire, même si cette rencontre a encore renforcé l’incompréhension autour du choix de placer Dumfries devant Trent dans la hiérarchie actuelle du Real Madrid. En revanche, la gestion des changements laisse davantage à désirer. Mourinho a donné l’impression de procéder de manière presque automatique, sans véritable choix fort pour renverser la rencontre. Vinicius, Mbappé et Bellingham ont ainsi terminé le match malgré une nette baisse de régime, alors qu’un peu de fraîcheur aurait pu faire la différence. Le technicien portugais a également tardé à intervenir, dans une rencontre qui réclamait davantage de prises de risque.
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