Le 27 novembre 2018, le Real Madrid se présentait à Rome dans un contexte bien différent de celui d’aujourd’hui. Triple tenant du titre en Ligue des champions, le club espagnol venait pourtant de connaître des mois particulièrement agités. Face aux hommes d’Eusebio Di Francesco, les Merengues avaient dû attendre la seconde période pour faire la différence et s’assurer la première place de leur groupe.
Deux mois auparavant, les deux formations s'étaient déjà affrontées au Santiago Bernabéu. Alors entraîné par Julen Lopetegui, le Real Madrid avait largement dominé la Roma (3-0), grâce à des réalisations d'Isco, Gareth Bale et Mariano Díaz. Une rencontre durant laquelle les Madrilènes avaient affiché une tout autre maîtrise collective. Depuis, le changement d'entraîneur et les résultats irréguliers avaient bouleversé la dynamique du club, même si Bale allait de nouveau se montrer décisif face aux Italiens.
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Un Real Madrid fragilisé, porté par Santiago Solari
Quelques mois après le départ de Zinédine Zidane et le transfert de Cristiano Ronaldo à la Juventus, le Real Madrid cherchait encore ses repères. Julen Lopetegui avait été licencié fin octobre, après la lourde défaite face au FC Barcelone (5-1), laissant Santiago Solari reprendre une équipe en difficulté.
Trois jours avant le déplacement au Stadio Olimpico, les Merengues s’étaient inclinés 3-0 sur la pelouse d’Eibar. La pression était donc bien présente malgré un billet pour les huitièmes de finale déjà assuré, grâce à la défaite du CSKA Moscou contre le Viktoria Plzeň.
Solari avait aussi surpris dans ses choix. Isco, habituellement incontournable les saisons précédentes, avait été écarté de la feuille de match. En l’absence de Casemiro, blessé, Marcos Llorente avait été titularisé aux côtés de Toni Kroos et Luka Modrić. Devant, Gareth Bale, Karim Benzema et Lucas Vázquez étaient chargés de faire la différence.
Une Roma dominante, mais incapable de concrétiser
À domicile, l’AS Roma abordait la rencontre avec l’espoir de prendre la première place du groupe G. Demi-finaliste de l’édition précédente après une remontée mémorable contre Barcelone, le club italien traversait lui aussi une période irrégulière. Privé notamment d’Edin Džeko, Di Francesco avait confié la pointe de l’attaque à Patrik Schick.
Les Romains avaient pris l’ascendant avant la pause. Thibaut Courtois avait dû intervenir devant Schick, tandis que la défense madrilène résistait difficilement aux offensives adverses. Le tournant était survenu dans le temps additionnel de la première période : parfaitement servi par Nicolò Zaniolo, Cengiz Ünder avait expédié le ballon au-dessus du but alors qu’il se trouvait à quelques mètres de la ligne.
Une occasion immense, que les Giallorossi allaient rapidement regretter. À la pause, malgré plusieurs situations dangereuses, le score était toujours nul et vierge.
Bale et Lucas Vázquez font basculer le match
Deux minutes après le retour des vestiaires, Federico Fazio avait manqué sa remise de la tête vers Robin Olsen. Gareth Bale avait immédiatement exploité cette erreur pour ouvrir le score du pied gauche (47e). Douze minutes plus tard, le Gallois avait adressé un centre à Benzema, dont la remise de la tête avait permis à Lucas Vázquez de doubler la mise (59e).
Le Real Madrid s’était ensuite montré plus serein, sans concéder de retour romain. Cette victoire (0-2) lui avait permis de terminer en tête de son groupe, devant la Roma, elle aussi qualifiée pour les huitièmes de finale.
Huit ans plus tard, les deux formations se retrouvent au même stade. Avec José Mourinho désormais sur le banc madrilène, face à son ancien club, le décor a changé. Mais les Merengues espèrent retrouver le même résultat qu’en 2018, pour leur premier déplacement de cette édition de la Ligue des champions.









