L’AEK Athènes connaît un début de campagne européenne assez poussif. Une victoire contre le LASK, puis deux défaites face au Shakhtar et à Manchester City. Après trois journées, les Grecs n’ont que trois points et viennent d’encaisser huit buts en deux matchs.
Leur saison ne se résume pourtant pas à ça. À Athènes, ils n’ont encore pris aucun but en championnat et à l’Allwyn Arena, les hommes de Marko Nikolić sont beaucoup plus convaincants. Forcément, ça compte avant de recevoir le grand Real Madrid.
Avant le coup d’envoi ce mercredi à 18h45, voici donc trois choses à connaître sur l’AEK Athènes, prochain adversaire du Real Madrid.
Un AEK bien plus coriace devant son public
Loin d’Athènes, l’AEK a vite montré ses limites. Le Shakhtar Donetsk lui en a passé trois, Manchester City cinq. À domicile en revanche, le visage est bien différent.
En Stoiximan Super League, la formation grecque a remporté ses quatre premières rencontres à l’Allwyn Arena avec 17 buts inscrits sans en encaisser un seul. Panetolikos en a notamment pris cinq quelques jours seulement après la lourde défaite européenne contre les Skyblues.
Une tendance qu’on retrouve aussi sur la scène continentale. L’AEK n’a perdu qu’un seul de ses douze derniers matchs européens disputés à domicile. Son bilan sur cette période : dix victoires, un nul et une seule défaite.
Les Jaune et Noir abordent pourtant ce rendez-vous avec moins de certitudes. L’AEK reste sur deux défaites face au PAOK en Coupe puis au Panathinaïkos en championnat. Deux revers concédés encore une fois loin de ses bases. Retrouver l’Allwyn Arena arrive donc au meilleur moment.
Et le 12e homme grec devrait rapidement se faire entendre. L’AEK aime emballer ses matchs à domicile et essayer d’imposer beaucoup d’intensité dès les premières minutes.
Jović au cœur du plan offensif de l’AEK
Le nom le plus connu côté grec reste forcément Luka Jović. L’ancien attaquant du Real Madrid a porté le maillot blanc entre 2019 et 2022 après un transfert estimé à 60 millions d’euros. Son passage dans la capitale espagnole n’est pas vraiment un bon souvenir pour les Madridistas, mais le Serbe reste aujourd’hui une pièce importante du système de Marko Nikolić.
Le technicien en poste depuis 2025 s’appuie souvent sur un 4-4-2 avec deux attaquants. Jović aime décrocher et jouer en appui, tandis que Varga apporte davantage de présence dans la surface. D’autres solutions existent aussi devant : Zini aime attaquer la profondeur, alors que Koïta est plus à l’aise balle au pied pour provoquer. Ce dernier reste toutefois incertain après avoir été touché par un virus.
Un peu plus bas sur le terrain, l’AEK Athènes a aussi de quoi poser le ballon. L’international roumain Răzvan Marin donne le tempo dans l’entrejeu, avec Lovro Majer qui vient souvent se rapprocher de lui pour combiner dans l’axe. Sur les côtés, Zubkov apporte davantage de vitesse et de percussion.
Dans l’ensemble, l’AEK aime vite se projeter vers l’avant. Grâce à son pressing haut, les attaquants sont cherchés rapidement et l’équipe est en nombre dans la surface adverse. Le revers, c’est l’espace laissé derrière dès que cette première ligne est éliminée, comme Manchester City l’a montré lors du 5-1. Nikolić devra aussi composer sans João Mário, tandis que Lazaros Rota reste incertain.
L’AEK Athènes a déjà fait souffrir le Real à Athènes
L’AEK Athènes et le Real Madrid ne se croisent pas souvent. Seulement quatre confrontations officielles ont eu lieu entre les deux clubs, pour un bilan étonnamment équilibré : une victoire de chaque côté et deux matchs nuls.
La première remonte à 1985 en Coupe UEFA. À Athènes, l’AEK avait réussi à s’imposer 1-0 grâce à Pavlos Papaioannou. Le retour avait été beaucoup plus compliqué avec une défaite 5-0 au Bernabéu, mais ce succès reste encore aujourd’hui la seule victoire grecque face aux Madrilènes.
Le match le plus marquant reste toutefois celui d’octobre 2002. Face au Real des Galactiques, l’AEK Athènes avait mené 3-1 après seulement 28 minutes. Zidane avait finalement inscrit un doublé avant que Guti n’arrache l’égalisation en seconde période. Un 3-3 complètement fou, encore présent dans les souvenirs européens du club grec.
Le plus étonnant reste donc ce chiffre : en deux réceptions du Real Madrid, l’AEK n’a encore jamais perdu. Une victoire en 1985 puis ce nul en 2002. Ça remonte, mais cette formation sait donc déjà ce que signifie faire douter la Casa Blanca à Athènes
Il y a aussi une statistique qui ne joue pas vraiment en faveur des Athéniens. Dans toute son histoire en Ligue des champions, la formation grecque n’a encore jamais gagné après avoir encaissé le premier but : 6 nuls et 15 défaites. Un scénario que Nikolić et ses hommes chercheront forcément à éviter mercredi soir.








