Le Real Madrid entame ce lundi une nouvelle ère, mais celle-ci aura un goût de déjà-vu rassurant pour les supporters et les joueurs. À peine nommé à la tête de l'équipe première en remplacement de Xabi Alonso, Álvaro Arbeloa a déjà défini sa feuille de route. Selon les informations exclusives du journaliste Fabrizio Romano, le technicien espagnol est « très enthousiaste » à l'idée de relever ce défi immense.
Mais au-delà de l'excitation, c'est son approche managériale qui tranche radicalement avec celle de son prédécesseur. Arbeloa ne compte pas faire la révolution, mais plutôt restaurer ce qui a fait la gloire récente du club : le "modèle Carlo Ancelotti". Le Real Madrid a souffert ces derniers mois d'un choc des cultures. Là où Xabi Alonso a tenté d'importer une rigueur tactique absolue, Arbeloa souhaite revenir aux fondamentaux de la Maison Blanche : la gestion des hommes, la souplesse et la confiance.
Les sources internes consultées par Fabrizio Romano sont formelles : le nouveau coach veut marcher dans les pas du "Mister" italien, considérant que cet effectif a besoin d'un guide bienveillant plutôt que d'un professeur dogmatique.
Le Real Madrid tourne le dos à la vision autoritaire de Xabi Alonso
Ce changement de cap stratégique s'explique par l'échec du "modèle Alonso". Toujours selon les informations de Fabrizio Romano, l'ancien entraîneur du Bayer Leverkusen est arrivé avec la ferme intention d'imposer sa propre vision, tant sur le plan tactique que technique. Il voulait que les joueurs s'adaptent à son système, et non l'inverse. Cette approche, qui a fait des merveilles en Allemagne avec des joueurs en développement, s'est heurtée à un mur dans le vestiaire des Galactiques.
Xabi Alonso souhaitait tout contrôler, du positionnement millimétré des milieux de terrain aux appels des attaquants. Cette rigidité a fini par brider la créativité de joueurs qui fonctionnent à l'instinct. En voulant transformer le Real Madrid en une machine tactique parfaite, il a oublié que ce club vit par l'éclat de ses individualités. Álvaro Arbeloa, qui a côtoyé ce vestiaire en tant que joueur et qui a observé les méthodes d'Ancelotti de près, a compris que cette voie était une impasse pour ce groupe spécifique.
L'objectif d'Arbeloa est donc clair : libérer les énergies. Suivre le "modèle Ancelotti", c'est accepter que l'entraîneur soit avant tout un facilitateur. C'est donner les clés du camion aux stars comme Kylian Mbappé, Vinícius Jr et Jude Bellingham, en leur offrant un cadre tactique sécurisant mais pas étouffant. Arbeloa sait que pour gagner, il doit avoir ses cadres dans sa poche, heureux et en confiance.
Contrairement à Alonso qui s'est peut-être isolé dans sa tour d'ivoire tactique, Arbeloa mise sur la proximité. Son passage réussi à la tête du Juvenil A et du Castilla a prouvé sa capacité à créer un lien fort avec ses joueurs. Il veut réinstaurer cette atmosphère familiale qui régnait sous Ancelotti, où chaque joueur se sentait important et protégé.
Un retour au pragmatisme pour sauver la saison
Cette décision est aussi un choix pragmatique. Arriver en janvier, sans pré-saison, dans une équipe en crise, ne laisse pas le temps de mettre en place une révolution tactique complexe. Le "modèle Ancelotti" est aussi celui de l'efficacité immédiate : faire simple, jouer sur les qualités naturelles de l'effectif et miser sur l'état d'esprit.
Arbeloa, surnommé "El Espartano" pour sa combativité légendaire, va demander de l'engagement et de la sueur, mais il ne demandera pas à ses joueurs de réapprendre le football. En choisissant la voie de la sagesse et de l'héritage d'Ancelotti, le nouveau coach espère provoquer l'électrochoc psychologique dont le club a désespérément besoin pour ne pas finir la saison fanny.











